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Notre réponse au dossier 60 millions de consommateurs sur la tomate : le rÎle du consommateur.

Quelles sont les clés pour retrouver une production française ?

27 novembre 2025

Si notre concassé de tomate ne fait pas partie de la liste des produits testés il n'en reste pas moins que ce dossier éclaire sur les pratiques en vigueur.


Le magazine 60 Millions de consommateurs publie, en ce mois de novembre, un dossier complet sur les sauces et produits Ă  base de tomates, comparant Ă  la fois la qualitĂ©, l’origine et la composition des rĂ©fĂ©rences que l’on trouve le plus en rayon. Si notre concassĂ© de tomate ne fait pas partie de la liste des produits testĂ©s (et c’est bien dommage ! 😊), il n’en reste pas moins que ce dossier Ă©claire sur les pratiques en vigueur (pesticides, origine, ajout d’ingrĂ©dients). Parce que nos choix et nos dĂ©cisions collectives peuvent influencer les pratiques d’une filiĂšre, saisissons cette occasion pour mieux comprendre ce marchĂ© et vĂ©rifier la pertinence des choix que nous avons faits


Il existe plusieurs façons de transformer la tomate, chacune ayant un taux d’eau diffĂ©rent et des usages bien spĂ©cifiques :

  • 🍅 Le concassĂ© (notre choix collectif) : il a une teneur en eau Ă©levĂ©e, les tomates ont Ă©tĂ© peu rĂ©duites, simplement pelĂ©es et coupĂ©es. Il peut servir pour les plats mijotĂ©s, les lĂ©gumes farcis, sauces maison, etc. C’est un produit trĂšs peu transformĂ©.

  • 🍅 Le coulis : les tomates ont Ă©tĂ© mixĂ©es et filtrĂ©es, sa teneur en eau reste donc importante. Sa texture est fluide et sans morceaux. Il peut servir pour les sauces, soupes, etc.

  • 🍅 La sauce tomate : elle est prĂȘte Ă  l’emploi pour les pĂątes et pizzas. Elle est souvent cuisinĂ©e avec du sel, du sucre, des aromates ou Ă©paississants selon les recettes industrielles.

  • 🍅 Le concentrĂ© (simple ou double) : sa teneur en eau est trĂšs faible (rĂ©duction forte, 70–95 % d’eau retirĂ©e). Il permet de donner du goĂ»t Ă  une prĂ©paration, d’épaissir les sauces, etc.

Dans son dossier spĂ©cial, 60 Millions de consommateurs met en avant plusieurs points clĂ©s sur les produits Ă  base de tomates. Certains produits se distinguent par une composition simple et une bonne qualitĂ© gustative. Tandis que d’autres rĂ©fĂ©rences sont pointĂ©es du doigt pour :

  • La prĂ©sence de rĂ©sidus de pesticides,

  • Le manque de transparence sur l’origine rĂ©elle des tomates,

  • Et des libellĂ©s ambigus qui entretiennent le flou sur le pays de production.

On apprend ainsi que la Chine est devenue le plus gros producteur de tomates au monde, avec prĂšs de 61 millions de tonnes de tomates exportĂ©s chaque annĂ©e. Et voilĂ  comment ce pays qui n’en consomme quasiment pas, exporte aujourd’hui 80% de sa production, que l’on retrouve ensuite dans les coulis et les concentrĂ©s que nous achetons. 60 millions de consommateurs Ă©claire Ă©galement sur certaines pratiques commerciales qui visent Ă  nous faire croire que leurs tomates ont Ă©tĂ© produites en Italie (packaging aux couleurs du pays, etc).


Enfin, il Ă©voque la prĂ©sence de rĂ©sidus de pesticides dans certaines sauces et concentrĂ©s (mĂȘme parfois sur des rĂ©fĂ©rences labellisĂ©es bio). La tomate reste un fruit fragile nĂ©cessitant des traitements phytosanitaires, d’autant plus lorsqu’elle est produite Ă  trĂšs grande Ă©chelle, dans certains pays oĂč les contrĂŽles sont moins importants qu’en France et oĂč l’usage des molĂ©cules est bien moins encadrĂ© que dans notre pays.


Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, nous pouvons vous conseiller le trùs bon documentaire “L’or Rouge” de Jean-Baptiste Malet et Xavier Deleu.


La France, 5Ăšme producteur europĂ©en de tomates pour l’industrie.


La France reprĂ©sente seulement 1,6 % de la production europĂ©enne, loin derriĂšre l’Italie (50 %) et l’Espagne (25 %). Notre production ne couvre que 10 Ă  12 % des besoins nationaux.

Visuel sur la production et le besoin de tomate en France et en Europe

200 agriculteurs produisent environ 180 000 tonnes de tomates chaque année (dont 15 000 tonnes en bio), dans 10 usines réparties sur le territoire.

Graphique de l'évolution en tonne de la production de tomate en France

CĂŽtĂ© fabricants, trois industriels se partagent 94 % des volumes. Deux d’entre eux sont des filiales de coopĂ©ratives : le “Panier provençal” de la coopĂ©rative CAPL, qui transforme environ 80 000 tonnes de tomates, et “Tomates d’Aquitaine” de la coopĂ©rative Terres du Sud (basĂ©e Ă  Bergerac). Enfin, l’entreprise familiale Louis Martin, producteur de notre concassĂ© solidaire đŸ€—, basĂ©e Ă  Monteux (84) a accru sa capacitĂ© industrielle de 15 % ces derniĂšres annĂ©es.



Photos de tomates dans le champ

A noter que la concurrence asiatique est relativement rĂ©cente (ces 10 derniĂšres annĂ©es). Le dĂ©clin de la filiĂšre française a commencĂ© bien avant l’arrivĂ©e du gĂ©ant chinois, Ă  une pĂ©riode oĂč la tomate Ă©tait trĂšs peu valorisĂ©e. L’arrĂȘt de plusieurs gros sites de transformations, l’augmentation importante des charges du fait de la mĂ©canisation des exploitations, ont contraint les producteurs Ă  se tourner vers des types de productions mieux valorisĂ©es (telle que la lavande). On en revient toujours Ă  l’importance de rĂ©munĂ©rer correctement les producteurs pour permettre Ă  toute une filiĂšre de perdurer dans notre pays.


Tout l’enjeu aujourd’hui est de moderniser nos exploitations et de se doter de plus d’usines de transformation pour espĂ©rer couvrir 30-35% des besoins nationaux.


Des initiatives pour développer la production de la tomate industrielle en France.


Alors que les besoins français sont passĂ©s de 800 000 tonnes Ă  1,1 million de tonnes en vingt ans, la production française de tomates destinĂ©es Ă  la transformation a chutĂ© sur la mĂȘme pĂ©riode de 400 000 tonnes Ă  150 000 tonnes*. La consommation française de tomates transformĂ©es devrait rester dynamique et offrir de belles opportunitĂ©s Ă  la tomate transformĂ©e française. La Bretagne qui produit 25 % de la production de tomates en frais n’est, pour l’heure, pas du tout positionnĂ©e sur la tomate pour l’industrie, avec Ă  peine 1 % de la production française.


Face aux besoins du marché et au potentiel de développement de la filiÚre, plusieurs entreprises investissent à nouveau dans la production de tomates en France.

Cofigeo, leader français des produits cuisinĂ©s, veut renforcer l’origine France tout en sĂ©curisant ses approvisionnements europĂ©ens. Depuis cette annĂ©e, l’entreprise propose aux producteurs du Sud-Est des contrats de trois ans, avec des volumes et des prix garantis. Elle transforme dĂ©jĂ  55 000 tonnes de tomates par an pour ses marques Zapetti et Garbit et vise 10 000 tonnes de tomates françaises en 2025 (contre 7 700 tonnes en 2024).


Panzani suit la mĂȘme dynamique. L’entreprise, qui utilise chaque annĂ©e 100 000 tonnes de tomates venues majoritairement d’Espagne et d’Italie, souhaite dĂ©velopper une vĂ©ritable filiĂšre française, comme elle l’a fait pour le blĂ© dur. Elle prĂ©voit d’intĂ©grer 6 000 tonnes de tomates fraĂźches françaises dĂšs cette annĂ©e.


*source Tomato News

Visite sociétaire pour le concassé de tomate

Notre rĂŽle de consommateur.

Alors que le dĂ©bat public se concentre souvent sur le pouvoir d’achat, C’est qui le Patron ?! Prouve, Ă  travers son modĂšle, que Nous, consommateurs, avons un rĂŽle bien plus grand Ă  jouer : celui de dĂ©cider des produits que nous voulons voir en rayon. En choisissant des tomates françaises, nous encourageons non seulement la rĂ©industrialisation locale, mais aussi la rĂ©duction de l’empreinte carbone liĂ©e au transport. Ce simple geste soutient des emplois, maintien des filiĂšres fragilisĂ©es et renforce notre souverainetĂ© alimentaire.


Les surfaces de tomates d’industrie ont chutĂ© de plus de 40 % en dix ans, faute de prix rĂ©munĂ©rateurs. Nous avons choisi au sein de notre dĂ©marche de consommateurs d’agir pour inverser cette tendance. Lorsque l’on choisit des produits dont le prix rĂ©munĂšre justement les producteurs, ce sont des exploitations qui se maintiennent, des pratiques plus durables et meilleures pour notre santĂ© qui s’installent. En choisissant de consommer des tomates origine France, transformĂ©es selon un modĂšle Ă©quitable, Nous consommateurs ne sommes plus simples spectateurs : nous influençons directement la façon dont la filiĂšre produit, rĂ©munĂšre et protĂšge — c’est lĂ  que notre pouvoir de consommer juste s’exerce pleinement.

Notre choix collectif en 2022 : le concassĂ© de tomate

✅ RĂ©munĂ©ration qui permet au producteur d’ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ© au juste prix et d’investir sur son exploitation (0,165€/kg de tomates).

✅ Tomates cultivĂ©es et transformĂ©es en France

✅ Type de base culinaire : concassĂ© de tomates

✅ Transformation et conditionnement des tomates en concassĂ© dans les 24h aprĂšs rĂ©colte

 ✅ Aucun ingrĂ©dient supplĂ©mentaire n’est ajoutĂ© !

Le dossier de 60 Millions de Consommateurs, en révélant ce qui se cache derriÚre des étiquettes parfois difficiles à comprendre, pousse les industriels vers plus de transparence et nous permet de choisir de façon éclairée, nous encourage à une vraie prise de conscience dans nos choix de consommations.


Pour notre concassĂ© de tomate, nous Consommateurs, avons choisi collectivement la composition de nos produits, des tomates cultivĂ©es en France, sans ingrĂ©dient supplĂ©mentaire, qui rĂ©munĂšrent justement les producteurs, prĂ©requis Ă  toute Ă©volution du secteur vers plus de durabilitĂ© et d’équitabilitĂ©.

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