Contexte de la consultation
Voici des informations supplémentaires qui nous permettrons de décider ensemble de l’avenir de ce beau produit (attention, certaines informations sont un peu dures parfois et peuvent éventuellement heurter la sensibilité de certains mais nous voulons clairement dire les choses pour avoir tous les éléments portés à notre connaissance commune). Merci de lire attentivement ces informations avant de voter.
Aujourd’hui en France, l’immense majorité des poulets (environ 95%) est abattue par la méthode dite « d’électronarcose ». On retrouve ces poulets aussi bien en grande distribution que chez les bouchers, dans les restaurants… Le poulet est d’abord suspendu conscient par les pattes, puis sa tête passe dans un bain d’eau où il reçoit un choc électrique qui vise à l’étourdir (le rendre inconscient) avant l’abattage. C’est de cette manière qu’est abattu le poulet CQLP. Nous avons été alertés par plusieurs associations de bien-être animal (parmi lesquelles CIWF et L214) de plusieurs dysfonctionnements de cette méthode d’abattage :
- L’accrochage par les pattes peut provoquer du stress, des douleurs voire des fractures des pattes(dans environ 0,7% des cas chez les poulets Label Rouge). De bonnes pratiques, comme un éclairage faible ou à la lumière bleue, permettent de diminuer le stress chez les animaux. Un système de maintien du poulet au niveau de la poitrine peut également participer à le calmer et à diminuer la pression qui s’exerce sur ses pattes.
- Une fois accroché, le poulet peut parfois toucher le bain électrifié avec ses ailes, entraînant alors une brûlure avant l’étourdissement. Il est difficile d’estimer précisément la fréquence de ces accidents.
- Enfin, il y a des risques que le poulet soit mal étourdi et qu’il retrouve une certaine sensibilité pendant l’abattage . Avec de bonnes pratiques, il est possible d’étourdir correctement 96 à 98% des poulets , sans pour autant atteindre 100%. Par exemple, un courant électrique « fort » permet de diminuer le nombre de poulets qui se « réveillent ». L’installation de caméras peut aider à suivre ce paramètre. A l’inverse, lorsque les paramètres sont mauvais et ne suivent pas les recommandations en vigueur, le taux de poulet correctement étourdis peut descendre autour de 60% !
L’abattage par « atmosphère contrôlée », est une autre méthode encore peu développée en France : elle concerne actuellement entre 5 et 10 abattoirs, tous de grande taille. Les poulets sont mis dans une salle où la concentration de CO2 augmente peu à peu. Ils sont progressivement étourdis puis meurent par asphyxie. Cette méthode a l’avantage de ne pas nécessiter d’accrocher le poulet par les pattes, évitant ainsi les manipulations et les risques pour l’animal. Elle est plus fiable et permet de limiter drastiquement le nombre de ratés au moment de l’étourdissement des poulets. En revanche, bien que les sensations d’asphyxie et de douleur soient relativement limitées, elles sont bien existantes.
Il n’y a pas de solution miracle, mais malgré tout, l’abattage par atmosphère contrôlée semble moins altérer le bien-être des animaux que l’abattage par électronarcose.
Le « Better Chicken Commitment » est une charte mise en place par des associations pour améliorer le bien-être dans les élevages de poulet. Mais elle préconise entre autres un passage à l’abattage par atmosphère contrôlée d’ici 2026.
Résultat des votes
Nous avons été 1 057 à participer à ce vote important, merci à tous ! 😊 La majorité l’emporte pour un passage à l’abattage par atmosphère contrôlée d’ici 2026. Nous allons donc continuer de travailler avec les 24 producteurs engagés dans la démarche et notre partenaire Fermiers du Sud-Ouest pour mettre en place ce changement pour les poulets CQLP. 😊