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Statuts de la coopérative "La société des consommateurs"

Mis Ă  jour le 14 juin 2025

LA SOCIETE DES CONSOMMATEURS

SociĂ©tĂ© coopĂ©rative d’intĂ©rĂȘt collectif Ă  forme anonyme Ă  capital variable A Conseil d’Administration au capital minimum de 18 502 €

Siùge social : 44 rue de Turbigo – 75003 PARIS 828 852 871 RCS PARIS


Préambule


LA SOCIETE DES CONSOMMATEURS est créée pour redonner plus de pouvoir aux consommateurs.

LA SOCIETE DES CONSOMMATEURS est une société coopérative destinée à rassembler les consommateurs qui souhaitent prendre une part active à la création, au choix, à la fabrication et au contrÎle de l'offre de produits alimentaires qui leur seront à l'avenir proposés.

A travers elle, les consommateurs expriment leurs besoins et participent Ă  la conception du cahier des charges de produits et services d’intĂ©rĂȘt collectif. Ils participent Ă  la dĂ©finition des caractĂ©ristiques (composition, provenance, prix) des produits qu’ils souhaitent acquĂ©rir avec la possibilitĂ© de les rendre plus durables, plus Ă©quitables et plus transparents, notamment sur leur mode de fabrication.

Ces produits sont ensuite conçus, produits et commercialisĂ©s par une sociĂ©tĂ© tierce, la sociĂ©tĂ© C’est qui le Patron ?! avec laquelle LA SOCIETE DES CONSOMMATEURS est liĂ©e contractuellement.

LA SOCIETE DES CONSOMMATEURS est une coopĂ©rative d’utilitĂ© sociale, totalement ouverte, dĂ©mocratique et transparente.

Elle est composĂ©e de citoyens, responsables et engagĂ©s, qui consomment de maniĂšre rĂ©flĂ©chie, en adoptant des modes de consommation et de production respectueux de l’HumanitĂ©, de l’environnement et de valeurs fondamentales.

Elle ne répond à aucune logique spéculative.

De par son statut de coopérative à lucrativité trÚs limitée, elle poursuit un but autre que le seul partage des bénéfices.

Les souscriptions Ă  son capital ne visent pas la rĂ©alisation d’un investissement financier mais la participation Ă  un projet participatif de consommation citoyenne.

L’entrĂ©e Ă  « Un euro, la part » vise Ă  marquer cette volontĂ© de rĂ©unir et fĂ©dĂ©rer une immense famille de consom’acteurs adhĂ©rant Ă  ce projet.

Son utilitĂ© sociale se traduit par sa participation Ă  la construction d’une offre de produits et services en adĂ©quation avec l’évolution des consciences. Elle s’inscrit plus largement dans le cadre des multiples initiatives internationales en faveur d’un dĂ©veloppement planĂ©taire durable.

Elle permet Ă  chacun de pouvoir mettre en cohĂ©rence ses actes d’achats avec ses convictions en lui garantissant de respecter des caractĂ©ristiques sociales, environnementales et/ou Ă©thiques dĂ©finies.

La prĂ©sente coopĂ©rative accueillera tous ceux dĂ©sireux de s’émanciper des modĂšles commerciaux imposĂ©s et de participer aux changements de sociĂ©tĂ©, en devenant acteur de la transition.

Son fonctionnement est participatif, simple et transparent.

Chacun peut devenir sociétaire et donner au mouvement auquel il participe plus de poids encore.

Par son mode d’entreprendre, cette coopĂ©rative s’inscrit dans le champ de l’économie sociale et solidaire au sens de l’article 1 de la loi nÂș 2014-856 du 31 juillet 2014.

Elle poursuit une utilité sociale.

L'objectif global est de permettre à tous ceux qui le souhaitent d'accompagner, par leur implication, petite ou grande, une véritable amélioration de nos modes de consommation.


TITRE I : FORME – OBJET – DENOMINATION – SIEGE – DUREE


ARTICLE 1 – FORME


La prĂ©sente sociĂ©tĂ© coopĂ©rative d'intĂ©rĂȘt collectif est rĂ©gie par :

- les présents statuts ;

- la loi N°47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopĂ©ration, notamment le Titre II ter rĂ©gissant la sociĂ©tĂ© coopĂ©rative d'intĂ©rĂȘt collectif ;

- et, le cas Ă©chĂ©ant, Ă  titre subsidiaire et dans la mesure oĂč elles sont compatibles avec les prĂ©sents statuts et les dispositions spĂ©ciales de la loi du 10 septembre 1947, les dispositions du Code de commerce relatives aux sociĂ©tĂ©s anonymes Ă  conseil d’administration et Ă  capital variable.


ARTICLE 2 – DENOMINATION


La coopérative a pour dénomination :


« LA SOCIETE DES CONSOMMATEURS »

La dĂ©nomination sociale sera prĂ©cĂ©dĂ©e ou suivie, dans tous les actes et documents de la coopĂ©rative destinĂ©s aux tiers, de la mention « sociĂ©tĂ© coopĂ©rative d'intĂ©rĂȘt collectif anonyme Ă  capital variable » ou « SCIC SA Ă  capital variable », et de l'Ă©nonciation du montant du capital social minimal, ainsi que du lieu et du numĂ©ro d’immatriculation de la coopĂ©rative au Registre de commerce et des sociĂ©tĂ©s.


ARTICLE 3 – OBJET


La coopĂ©rative a pour objet; en France, directement ou indirectement, de recueillir l’expression des consommateurs, de les informer et les faire participer Ă  la conception et la distribution, dans l’intĂ©rĂȘt collectif, de produits de consommation, en particulier de consommation alimentaire, ainsi que des services associĂ©s, rĂ©pondant Ă  leurs attentes d’utilitĂ© sociale en termes d’impact social et/ou environnemental.


La coopĂ©rative accompagne les consommateurs dans la conception de cahiers des charges dĂ©finissant les caractĂ©ristiques d’utilitĂ© sociale (sociales, environnementales, Ă©thiques ou Ă©conomiques) des produits et services qu’ils attendent et dans le contrĂŽle du respect de ces cahiers des charges et de l’impact des modes de consommation et production.


La coopérative poursuit une utilité sociale en ayant pour objectif principal :

- d’apporter un soutien Ă  des personnes ou entitĂ©s en situation de fragilitĂ©, notamment du fait de leur situation Ă©conomique ou sociale,

- de contribuer à la préservation et au développement du lien social, au maintien et au renforcement de la cohésion territoriale,

- et de concourir au dĂ©veloppement durable dans ses dimensions Ă©conomique, sociale, environnementale et participative, ainsi qu’à la transition Ă©nergĂ©tique et/ou la solidaritĂ© internationale.


La coopĂ©rative pourra prendre des participations dans des sociĂ©tĂ©s ayant la forme commerciale ou un objet commercial dans la mesure oĂč cela contribue Ă  la rĂ©alisation de son objet social.


La coopĂ©rative pourra rĂ©aliser plus gĂ©nĂ©ralement, dans le cadre de la lĂ©gislation et de la rĂ©glementation qui lui sera applicable, toutes opĂ©rations industrielles, commerciales, financiĂšres, civiles, mobiliĂšres ou immobiliĂšres, pouvant se rattacher directement ou indirectement Ă  l’objet social ou Ă  tout objet similaire, connexe ou complĂ©mentaire, de nature Ă  favoriser son extension et son dĂ©veloppement.

La coopérative admet des tiers non sociétaires à bénéficier de ses services ou à participer à la réalisation de ses opérations.


ARTICLE 4 – SIEGE


Le siÚge social est fixé :

44 rue de Turbigo – 75003 PARIS


Il peut ĂȘtre transfĂ©rĂ© en tout endroit du dĂ©partement ou d’un dĂ©partement limitrophe par une simple dĂ©cision du Conseil d’administration, sous rĂ©serve de ratification de cette dĂ©cision par la prochaine AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Ordinaire, et en tous lieux par dĂ©cision de l'AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Extraordinaire des associĂ©s. Lorsqu’un transfert est dĂ©cidĂ© par le Conseil d’administration, celui-ci est autorisĂ© Ă  modifier les statuts en consĂ©quence.

La crĂ©ation, le dĂ©placement, la fermeture d’antennes, de bureaux, de succursales, agences et dĂ©pĂŽts situĂ©s en tous lieux en France ou Ă  l'Ă©tranger interviennent Ă©galement sur simple dĂ©cision du Conseil d’administration.


ARTICLE 5 – DUREE


La durĂ©e de la coopĂ©rative est fixĂ©e Ă  quatre-vingt-dix-neuf (99) annĂ©es Ă  compter de la date de son immatriculation au Registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, sauf dissolution anticipĂ©e ou prorogation dĂ©cidĂ©e par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.

TITRE II : CAPITAL SOCIAL ET PARTS SOCIALES


ARTICLE 6 – CAPITAL SOCIAL


Le capital social est variable.

Il est divisĂ© en parts sociales d’une valeur nominale de UN EURO (1 €) chacune.

Les parts sociales sont attribuées en contrepartie des apports, en numéraire et en nature, consentis par les sociétaires.


6.1 – VariabilitĂ© du capital


Le capital social est susceptible d'augmentation par des versements successifs des sociétaires ou l'admission de sociétaires nouveaux.

Le capital social peut ĂȘtre indĂ©finiment augmentĂ©, dans les conditions dĂ©terminĂ©es par la loi, les prĂ©sents statuts et le Conseil d’administration, par les nouvelles souscriptions successives :

‱ des sociĂ©taires dĂ©jĂ  inscrits sur le registre des sociĂ©taires,

‱ des nouveaux sociĂ©taires admis,

‱ des anciens sociĂ©taires rĂ©inscrits sur le registre des sociĂ©taires.


Le capital social est susceptible de diminution, dans les cas et selon les modalitĂ©s dĂ©terminĂ©es par le Conseil d’administration et les prĂ©sents statuts, par la reprise totale ou partielle des apports rĂ©sultant du retrait, de la radiation, de l’exclusion, du dĂ©cĂšs ou de la dissolution d’unou plusieurs sociĂ©taires.


Le capital social peut Ă©galement ĂȘtre augmentĂ© ou rĂ©duit par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire dans tous les autres cas prĂ©vus par les lois et rĂšglements qui lui sont applicables.


S’agissant d’une sociĂ©tĂ© coopĂ©rative d’intĂ©rĂȘt collectif, sauf disposition lĂ©gale contraire, il n’est en principe pas possible d’incorporer au capital des sommes prĂ©levĂ©es sur les rĂ©serves et de relever en consĂ©quence la valeur des parts sociales, ni de procĂ©der Ă  des distributions de parts gratuites.


6.2 – Capital minimum


Le capital social ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă  l’un des seuils suivants :

- la somme de 18.502 euros,

- la moitié du capital le plus élevé atteint depuis la constitution de la coopérative.


La rĂ©duction du capital social Ă  un montant infĂ©rieur aux minima prĂ©vus ci-dessus est subordonnĂ©e Ă  la condition suspensive d’une augmentation de capital permettant de maintenir le capital Ă  un montant au moins Ă©gal aux minima indiquĂ©s ci-dessus.


ARTICLE 7 - PARTS SOCIALES


7.I – Souscription des parts sociales


Le montant minimal, les conditions et les modalitĂ©s de souscription de parts sociales sontfixĂ©es par les statuts et par le Conseil d’administration, par catĂ©gories de sociĂ©taires.


Le PrĂ©sident est habilitĂ© Ă  recevoir les nouvelles souscriptions dans les conditions fixĂ©es par le Conseil d’administration.

Toute souscription de parts sociales donne lieu Ă  la conclusion d'un bulletin de souscription.


Un certificat de part(s) sociale(s) est remis Ă  chaque souscripteur en cas de validation de son admission en qualitĂ© de sociĂ©taire. En cas de refus d’admission, toute somme Ă©ventuellement dĂ©jĂ  versĂ©e est remboursĂ©e au candidat.


7.2 – LibĂ©ration des parts sociales


En principe, les parts sociales Ă©mises en contrepartie d’apports en numĂ©raire doivent ĂȘtre libĂ©rĂ©es en totalitĂ© le jour de leur souscription.


Par exception, le Conseil d’administration peut dĂ©cider que les apports supĂ©rieurs au montant qu’il a fixĂ©, sont libĂ©rĂ©s d’un quart au moins de leur valeur nominale.


Le cas Ă©chĂ©ant, la libĂ©ration du surplus doit intervenir en une ou plusieurs fois, sur appel de fonds du Conseil d’administration, dans le dĂ©lai de cinq ans Ă  compter du jour oĂč leur souscription est devenue dĂ©finitive. Les appels de fonds sont portĂ©s Ă  la connaissance de ou des souscripteurs quinze jours au moins avant la date fixĂ©e pour chaque versement. Tout retard dans le versement des sommes dues sur le montant non libĂ©rĂ© des parts sociales entraĂźne de plein droit intĂ©rĂȘt au taux lĂ©gal Ă  partir de la date d'exigibilitĂ©, sans prĂ©judice de l’action personnelle que la coopĂ©rative peut exercer contre le sociĂ©taire dĂ©faillant et des mesures d'exĂ©cution forcĂ©e prĂ©vues par la loi. La coopĂ©rative a la facultĂ© de renoncer Ă  poursuivre le recouvrement des sommes exigibles Ă  l’égard d’un sociĂ©taire. Le cas Ă©chĂ©ant, le sociĂ©taire est radiĂ© de plein droit, Ă  dĂ©faut de libĂ©ration du surplus dans les trois mois Ă  compter de la rĂ©ception d’une mise en demeure par lettre recommandĂ©e.


Les parts sociales Ă©mises en contrepartie d’apports en nature doivent ĂȘtre intĂ©gralement libĂ©rĂ©es au jour de leur souscription dans les conditions autorisĂ©es par le Conseil d’administration.


7.3 – Forme nominative et indivisible des parts sociales


Les parts sociales émises par la coopérative ont obligatoirement la forme nominative.


Sous la responsabilité du Président, elles sont inscrites en compte, au nom de chaque sociétaire, conformément aux dispositions législatives et réglementaires qui lui sont applicables. Tout sociétaire peut demander une attestation d'inscription en compte.


Les parts sociales sont indivisibles Ă  l’égard de la coopĂ©rative.


7.4 – Droits et obligations attachĂ©s aux parts sociales


Quel que soit le nombre de parts sociales dĂ©tenues, chaque sociĂ©taire dispose d’une voix au sein du collĂšge de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale auquel il appartient pour voter.


La propriĂ©tĂ© d’une part emporte de plein droit adhĂ©sion aux statuts et aux dĂ©cisions des organes statutaires de la coopĂ©rative.


Chaque sociĂ©taire n’est responsable du passif social qu’à concurrence de la valeur nominale des parts sociales qu’il dĂ©tient.


Les parts sociales peuvent Ă©ventuellement recevoir un intĂ©rĂȘt dont le taux, fixĂ© annuellement par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, ne peut ĂȘtre supĂ©rieur au plafond fixĂ© par la loi.


S’agissant d’une sociĂ©tĂ© coopĂ©rative d’intĂ©rĂȘt collectif, aucune ristourne ne peut ĂȘtre distribuĂ©e aux sociĂ©taires.


Un sociĂ©taire violant ses obligations et ses engagements Ă  l’égard de la coopĂ©rative (retard dans les versements de libĂ©ration des parts sociales, violation des statuts ou des dĂ©cisions des organes statutaires,

...) est suspendu de ses droits, y compris son droit de vote et ses droits pĂ©cuniaires, trente (30) jours aprĂšs rĂ©ception d’une mise en demeure du PrĂ©sident restĂ©e sans effet.


7.5 – CrĂ©ation de nouvelles catĂ©gories de parts sociales et certificats coopĂ©ratifs d’investissement


Sur dĂ©cision du Conseil d’administration, l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire peut dĂ©cider de :

- la création de parts sociales à avantages particuliers ;

- la crĂ©ation de parts sociales Ă  intĂ©rĂȘt prioritaire sans droit de vote ;

- l’émission de certificats coopĂ©ratifs d’investissement.


7.6 – Transfert des parts sociales


Tout transfert de parts sociales de la coopĂ©rative, sous quelque forme que ce soit, Ă  titre gratuit ou onĂ©reux, n’est Possible qu’entre sociĂ©taires et est soumis Ă  l’agrĂ©ment prĂ©alable du Conseil d’administration dans les conditions qu’il dĂ©termine.


Les parts ne sont pas transmissibles par dĂ©cĂšs ou dissolution. En consĂ©quence, il n’y a pas lieu d’appliquer la procĂ©dure d’agrĂ©ment en cas de dĂ©volution successorale ou de liquidation de communautĂ© de biens pour cause de dĂ©cĂšs.


7.7 – Annulation des parts sociales


Les parts sociales des sociĂ©taires qui se retirent, qui sont radiĂ©s, exclus, dĂ©cĂ©dĂ©s ou dissous sont annulĂ©es. Les sommes qu'elles reprĂ©sentent sont assimilĂ©es Ă  des crĂ©ances ordinaires et remboursĂ©es dans les conditions dĂ©finies par les statuts et le Conseil d’administration.


Toutefois, aucune annulation ne pourra ĂȘtre opĂ©rĂ©e si :

- elle conduit Ă  faire disparaĂźtre l'une des catĂ©gories de sociĂ©taire prĂ©vue par la Ioi (les « personnes qui bĂ©nĂ©ficient habituellement, Ă  titre gratuit ou onĂ©reux, des activitĂ©s de la coopĂ©rative » et les « salariĂ©s », ou, en l’absence de personnes salariĂ©es au sein de la coopĂ©rative, les « producteurs de biens ou de services de la coopĂ©rative ») ;

- elle réduit le nombre total de catégories de sociétaires à moins de trois.


L’annulation des parts sociales serait alors subordonnĂ©e Ă€ la souscription simultanĂ©e de parts sociales par des personnes relevant de la mĂȘme catĂ©gorie.


De mĂȘme, aucune annulation ne pourra ĂȘtre opĂ©rĂ©e lorsqu’elle entrainerait une rĂ©duction du montant du capital telle que le montant du capital deviendrait infĂ©rieur aux minima lĂ©gaux et statutaires. Elle peut nĂ©anmoins ĂȘtre dĂ©cidĂ©e sous la condition suspensive d’une nouvelle augmentation de capital permettant de le maintenir Ă  un montant au moins Ă©gal aux minima lĂ©gaux et statutaires.

TITRE III : SOCIÉTAIRES


ARTICLE 8 – CATEGORIES DE SOCIÉTAIRES


Peut ĂȘtre sociĂ©taire toute personne physique ou morale ayant un intĂ©rĂȘt dans l’activitĂ© de la coopĂ©rative ou souhaitant contribuer par tout moyen au dĂ©veloppement de son activitĂ©, notamment :

- les salariĂ©s ou, en l'absence de personnes salariĂ©es au sein de la coopĂ©rative, les « producteurs de biens ou de services de la coopĂ©rative » au sens de l’article 19 septies de la loi de 1947, qui sont ci-aprĂšs dĂ©signĂ©s « collaborateurs » dans les prĂ©sents statuts,

- toute personne qui bénéficie habituellement, à titre gratuit ou onéreux, des activités de la coopérative,

- toute personne physique souhaitant participer bénévolement à son activité,

- toute autre partie prenante participant, directement ou indirectement, à son activité (producteurs, fabricants, partenaires opérationnels, Etat, collectivités publiques,...).


Les collectivitĂ©s territoriales, leurs groupements et les Ă©tablissements publics territoriaux peuvent dĂ©tenir ensemble jusqu'Ă  50% du capital d’une sociĂ©tĂ© coopĂ©rative d'intĂ©rĂȘt collectif.


En fonction de sa situation, de ses caractéristiques, de ses activités et de ses relations avec la coopérative, chaque sociétaire appartient à une ou plusieurs des catégories suivantes :


8.1 – consommateur


8.2 – salariĂ©/collaborateur


8.3 – fondateur


8.4 – partenaire honoraire


8.5 – agriculteur


ARTICLE 9 – CONDITIONS SPECIFIQUES D’ADMISSION


9.1 – Admission des consommateurs


Toute personne physique, dotĂ©e de la capacitĂ© juridique, peut devenir sociĂ©taire de la coopĂ©rative, en souscrivant et libĂ©rant intĂ©gralement une part sociale, dans les conditions dĂ©finies par le Conseil d’administration, et sous rĂ©serve de l’absence de refus d’admission prononcĂ©e discrĂ©tionnairement par le Conseil d’administration.


Sauf refus du Conseil d’administration, l’admission d’un nouveau sociĂ©taire relevant de la catĂ©gorie des consommateurs prend automatiquement effet Ă  l’issue d’un dĂ©lai de trente (30) jours Ă  compter de la date de demande de souscription correspondant Ă  celle du versement d’une somme Ă©gale Ă  la valeur des parts dont la souscription est demandĂ©e.


Le Conseil d’administration n'a pas Ă  faire connaĂźtre les motifs de sa dĂ©cision de refus d’admission.


En cas de refus d’admission prononcĂ© par le Conseil d’administration dans le dĂ©lai de trente jours, le candidat est remboursĂ© du montant des sommes versĂ©es lors de sa demande de souscription.


9.2 –Admission des salariĂ©s/collaborateurs


Toute personne physique liĂ©e Ă  la coopĂ©rative par un contrat de travail Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e ou cumulant une pĂ©riode de travail de plus d’un an au sein de la coopĂ©rative peut, aprĂšs expiration de sa pĂ©riode d’essai, prĂ©senter sa candidature pour devenir sociĂ©taire salariĂ©/collaborateur.

Le candidat s'engage à souscrire et libérer au moins une part sociale.


Afin de faciliter les conditions dans lesquelles les salariés peuvent demander leur admission en qualité de sociétaire salarié/collaborateur, tout contrat de travail liant la coopérative à un salarié mentionnera :

- le statut de coopĂ©rative d'intĂ©rĂȘt collectif de l'entreprise et l'obligation permanente de comprendre, parmi les sociĂ©taires, des salariĂ©s/collaborateurs et des bĂ©nĂ©ficiaires, Ă  titre habituel, des produits ou services de la coopĂ©rative ;

- la remise d'une copie des statuts de la coopérative ;

- la connaissance par le salarié des particularités relatives au régime juridique des SCIC.


En cas de rejet de sa candidature par le Conseil d’administration, l’intĂ©ressĂ© peut prĂ©senter sa candidature tous les ans. Le Conseil d’administration n'a pas Ă  faire connaitre les motifs de sa dĂ©cision de refus d’admission.


Toute personne exerçant son activitĂ© professionnelle au sein de la coopĂ©rative et pouvant ĂȘtre qualifiĂ©e de « producteur de biens ou de services de la coopĂ©rative », au sens de l’article 19 septies de la loi de 1947, est un

« collaborateur » au sens des prĂ©sents statuts. Il peut notamment s’agir de toute personne rĂ©munĂ©rĂ©e en contrepartie des fonctions qu’elle exerce au sein de la coopĂ©rative dans le cadre d’un mandat social (ex : PrĂ©sident-Directeur gĂ©nĂ©ral indemnisĂ©).


9.3 – Admission des fondateurs


Toute personne Ă  l’origine du projet coopĂ©ratif peut ĂȘtre agréée en qualitĂ© de sociĂ©taire fondateur par le Conseil d’administration qui statue discrĂ©tionnairement Ă  la majoritĂ© qualifiĂ©e des deux tiers.


Le candidat s'engage à souscrire et libérer au moins une part sociale.


En cas de refus d’agrĂ©ment, le Conseil d’administration n'a pas Ă  faire connaĂźtre les motifs de sa dĂ©cision.


Le statut de sociĂ©taire fondateur prend effet dĂšs l'agrĂ©ment par le Conseil d’administration, sous rĂ©serve du respect des conditions de souscription et de libĂ©ration dĂ©finies par le Conseil d'administration. A dĂ©faut, la prise d'effet est reportĂ©e Ă  la date de respect des conditions d’agrĂ©ment.


9.4 – Admission des partenaires honoraires


Toute personne, physique ou morale, de droit privĂ© ou de droit public, participant, directement ou indirectement, au projet coopĂ©ratif et au dĂ©veloppement de l'activitĂ© de la coopĂ©rative, peut demander Ă  ĂȘtre agréée en qualitĂ© de partenaire honoraire par le Conseil d’administration qui statue discrĂ©tionnairement. La demande prĂ©cise le nombre de parts qu’elle souhaite souscrire.


Le candidat s'engage à souscrire et libérer au moins une part sociale.


En cas de refus d'agrĂ©ment, le Conseil d’administration n'a pas Ă  faire connaĂźtre les motifs de sa dĂ©cision.


Le statut de sociĂ©taire partenaire honoraire prend effet dĂšs l'agrĂ©ment par le Conseil d’administration, sous rĂ©serve du respect des conditions de souscription et de libĂ©ration dĂ©finies par le Conseil d’administration. A dĂ©faut, la prise d'effet est reportĂ©e Ă  la date de respect des conditions d'agrĂ©ment.


Le Conseil d’administration pourra imposer aux personnes physiques ou morales de devenir sociĂ©taires relevant des catĂ©gories des partenaires honoraires pour pouvoir continuer Ă  contracter avec la coopĂ©rative. Les critĂšres Ă  partir desquels la candidature sera obligatoire sont dĂ©terminĂ©s par le Conseil d’administration qui prend en compte des facteurs tels que la frĂ©quence des opĂ©rations ou le chiffre d'affaires rĂ©alisĂ©.

9.5 – Admission des agriculteurs


Toute personne physique exerçant une activitĂ© agricole ou retraitĂ©e d’une telle activitĂ©, et engagĂ©e au sein dans la dĂ©marche C’est qui le Patron ?!, peut demander Ă  ĂȘtre agréée en qualitĂ© d’Agriculteur par le Conseil

d’administration, qui statue discrĂ©tionnairement.

Le candidat s’engage Ă  souscrire et libĂ©rer au moins une part sociale.


En cas de refus d’agrĂ©ment, le Conseil d’administration n’a pas Ă  faire connaitre les motifs de sa dĂ©cision.


Le statut de sociĂ©taire agriculteur prend effet dĂšs l’agrĂ©ment par le Conseil d’administration, sous rĂ©serve du respect des conditions de souscription et de libĂ©ration dĂ©finies par le Conseil d’administration. A dĂ©faut, la prise d’effet est reportĂ©e Ă  la date de respect des conditions d’agrĂ©ment.


Le Conseil d’administration pourra Ă©galement admettre au sein de la catĂ©gorie des Agriculteurs toute personne physique (ou morale) qu’il juge pertinente.


ARTICLE 10 – CONDITIONS GENERALES D’ADMISSION


10.1 – Conditions communes Ă  toutes les catĂ©gories


Toute personne souhaitant devenir sociĂ©taire doit s’engager Ă  respecter les statuts, ainsi que le rĂšglement intĂ©rieur le cas Ă©chĂ©ant et les valeurs de la coopĂ©rative, et Ă  communiquer ses coordonnĂ©es (adresse de son domicile et adresse Ă©lectronique (mail)) pour recevoir son certificat de part(s) sociale(s) et les convocations de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


Toute personne souhaitant devenir sociĂ©taire s’engage par ailleurs Ă  participer aux activitĂ©s de la coopĂ©rative en votant lors des AssemblĂ©es gĂ©nĂ©rales de la coopĂ©rative et/ou en participant aux sollicitations de la coopĂ©rative et/ou de ses partenaires.


10.2 – Conditions spĂ©cifiques complĂ©mentaires par catĂ©gorie de sociĂ©taires

Le Conseil d’administration peut fixer des conditions de candidature, d'engagement de souscription, et/ou d'admission complĂ©mentaires par catĂ©gorie de sociĂ©taires.


10.3 - Appartenance à plusieurs catégories de sociétaires

Un mĂȘme sociĂ©taire peut relever de plusieurs catĂ©gories s’il en remplit cumulativement les critĂšres (ex : consommateur, fondateur et salariĂ©/collaborateur).

Le cas Ă©chĂ©ant, il ne peut appartenir qu’à un seul collĂšge de vote Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale dans les conditions dĂ©finies ci-aprĂšs.


10.4 – Changement de catĂ©gorie d’appartenance

Un sociĂ©taire qui cesse de relever d’une catĂ©gorie de sociĂ©taire mais remplit les conditions d'appartenance Ă  une autre catĂ©gorie peut demander au Conseil d’administration Ă  rester sociĂ©taire au titre de l’autre catĂ©gorie dont il relĂšve. Dans ce cas, le changement de catĂ©gorie intervient Ă  la date du Conseil d’administration dĂ©cidant de ce changement. Le cas Ă©chĂ©ant, le sociĂ©taire concernĂ© est transfĂ©rĂ© au sein du collĂšge de vote correspondant.


ARTICLE 11 – SORTIE DES SOCIÉTAIRES


11.1 – Perte de la qualitĂ© de sociĂ©taire


La qualité de sociétaire se perd :

- par le retrait volontaire ;

- par la radiation ;

- par l'exclusion ;

- par le décÚs des personnes physiques ;

- par la dissolution des personnes morales.


Aucune perte de la qualitĂ© de sociĂ©taire ne peut ĂȘtre enregistrĂ©e ou constatĂ©e si elle a pour effet de rĂ©duire le nombre de catĂ©gorie de sociĂ©taires Ă  moins de trois ou encore d'entraĂźner la disparition de l'une des catĂ©gories de sociĂ©taires obligatoires prĂ©vues par la loi. Le cas Ă©chĂ©ant, l’enregistrement ou la constatation de la perte de qualitĂ© de sociĂ©taire est reportĂ©e Ă  la date d’admission d’un candidat rĂ©pondant aux conditions requises.

Lors de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale statuant sur les comptes de l'exercice clos, le Conseil d’administration communique le nombre de sociĂ©taires de chaque catĂ©gorie ayant perdu la qualitĂ© de sociĂ©taire.


11.2 – Retrait volontaire


Chaque sociétaire peut se retirer de la coopérative lorsqu'il le juge convenable, sous réserve du respect des conditions suivantes :

- la demande de retrait est adressée au Président; selon les modalités définies par le Conseil

d’administration par catĂ©gorie de sociĂ©taire ;

- le retrait ne peut intervenir qu'Ă  la fin de chaque exercice social. Le sociĂ©taire souhaitant se retirer devra aviser le PrĂ©sident de son intention au moins un (1) mois avant la fin de l’exercice social. A dĂ©faut de respect de prĂ©avis, le retrait ne prendra effet qu’à la fin de l’exercice social suivant ;

- le retrait cesse d’ĂȘtre possible si du fait du retrait envisagĂ©, le capital social se trouvait rĂ©duit au-dessous des minimas lĂ©gaux et statutaires, Ă  moins qu’il ne soit prĂ©sentĂ© un successeur et que celui-ci soit admis conformĂ©ment aux dispositions des prĂ©sents statuts ;

- le retrait est en outre subordonnĂ© au respect par le sociĂ©taire de tous les engagements qu’il

a souscrits envers la coopérative.


A dĂ©faut du respect de ces conditions, le retrait sera reportĂ© Ă  la date de clĂŽture de l'exercice oĂč toutes ces conditions seront remplies, notamment Ă  la date de clĂŽture de l’exercice oĂč le montant du capital social le rendra possible.


11.3 – Radiation

La radiation est le constat d’une situation de fait caractĂ©risĂ©e par la perte d’une des qualitĂ©s requises pour ĂȘtre sociĂ©taire ; elle Ă©vite la mise en Ɠuvre de la procĂ©dure d’exclusion.

La qualité de sociétaire se perd de plein droit par radiation, dÚs lors que :

- Le sociétaire cesse de remplir l'une des conditions d'acquisition de la qualité de sociétaire requise par les présents statuts, et, le cas échéant, le rÚglement intérieur,

- Le cas Ă©chĂ©ant, le sociĂ©taire n'a pas entiĂšrement libĂ©rĂ© les parts sociales dans les trois mois suivant la rĂ©ception d’une mise en demeure par lettre recommandĂ©e,

- Le sociĂ©taire n’aurait pas informĂ© la coopĂ©rative de ses nouvelles coordonnĂ©es ou lui aurait transmis des coordonnĂ©es erronĂ©es, et malgrĂ© le respect des formalitĂ©s de convocation aux AssemblĂ©es gĂ©nĂ©rales et des consultations sociĂ©taires, serait inconnu du teneur de compte ou n’aurait pas Ă©tĂ© atteint par les convocations depuis deux (2) annĂ©es rĂ©volues, ou n’aurait pas rĂ©pondu aux sollicitations.


Pour les sociétaires salariés/collaborateurs, la date de la perte de leur qualité de sociétaire par radiation intervient de plein droit à la date de cessation de leur contrat de travail, quelle que soit la cause de la rupture du contrat.

Pour les sociĂ©taires autres que les salariĂ©s, la date de la perte de leur qualitĂ© de sociĂ©taire par radiation intervient de plein droit Ă  compter de la dĂ©cision du Conseil d’administration constatant la disparition d’une ou plusieurs conditions de la qualitĂ© de sociĂ©taires.


Toutefois, aucune radiation ne peut ĂȘtre constatĂ©e par le Conseil d’administration si elle a pour effet de rĂ©duire le nombre de catĂ©gorie de sociĂ©taires Ă  moins de trois ou encore d’entrainer la disparition de l’une des catĂ©gories de sociĂ©taires obligatoires prĂ©vues par la loi. Le cas Ă©chĂ©ant, la prise d’effet de la perte de qualitĂ© de sociĂ©taire par radiation est reportĂ©e Ă  la date d'admission d’un candidat rĂ©pondant aux conditions requises.


11.4 – Exclusion


L'exclusion d'un sociĂ©taire pour faute on motif grave peut ĂȘtre prononcĂ©e par le Conseil d’administration, notamment contre des sociĂ©taires qui :

- ne respecteraient pas leurs engagements statutaires,

- ne tiendraient pas les obligations auxquelles ils sont tenus par la législation et la rÚglementation en vigueur,

- auraient subi des peines correctionnelles on criminelles,

- seraient en état d'interdiction de gestion, de déconfiture, de liquidation judiciaire ou de faillite personnelle,

- ou d'une façon gĂ©nĂ©rale, porteraient atteinte aux intĂ©rĂȘts de la coopĂ©rative ou de ses filiales, de maniĂšre intentionnelle ou non.


Dans ce cas, le sociĂ©taire intĂ©ressĂ© se voit indiquer les motifs de la mesure d’exclusion envisagĂ©e et est prĂ©alablement invitĂ© Ă  fournir des explications sur les faits susceptibles de motiver son Ă©ventuelle exclusion et, plus gĂ©nĂ©ralement, Ă  faire valoir ses moyens de dĂ©fense. Le cas Ă©chĂ©ant, le sociĂ©taire concernĂ© ne peut pas prendre part aux dĂ©libĂ©rations et aux votes du Conseil d’administration statuant sur son exclusion


La dĂ©cision d’exclusion n’a aucune incidence sur les dommages et intĂ©rĂȘts auxquels la coopĂ©rative peut prĂ©tendre.


11.5 – DĂ©cĂšs ou dissolution


En cas de dĂ©cĂšs ou de dissolution d'un sociĂ©taire, sa ou ses parts seront remboursĂ©es Ă  ses ayants droit dans les mĂȘmes conditions que pour les sociĂ©taires retrayants, radiĂ©s or exclus.


Les ayants droit ne seront libĂ©rĂ©s des engagements du sociĂ©taire dĂ©cĂ©dĂ© on dissous qu’aprĂšs la liquidation des opĂ©rations contractĂ©es par la coopĂ©rative antĂ©rieurement Ă  son dĂ©cĂšs on sa liquidation.


ARTICLE 12 – REMBOURSEMENT DES PARTS SOCIALES


12.1 – Remboursement à la valeur nominale aprùs imputation des pertes


Le sociĂ©taire qui perd sa qualitĂ© de sociĂ©taire, pour quelque motif que ce soit, dans le cas oĂč il peut prĂ©tendre au remboursement de ses parts, n’a droit, au maximum, qu'au remboursement de la valeur nominale de ses parts, sans aucun droit sur les rĂ©serves.


Le cas Ă©chĂ©ant, il a droit au paiement de l'intĂ©rĂȘt de ses parts affĂ©rents Ă  l’exercice au cours duquel a lieu sa sortie.


Le remboursement des parts ne pourra ĂȘtre effectuĂ© qu'aprĂšs apurement des engagements et obligations du sociĂ©taire envers la coopĂ©rative ou ses filiales, ou de ceux dont celles-ci se seraient portĂ©es garantes pour lui.


Pour le calcul de la valeur de remboursement de la part, les pertes s'imputent sur l’ensemble des capitaux propres et prioritairement sur les rĂ©serves statutaires.


Le remboursement des parts du sociétaire sortant est réduit à due concurrence de la contribution du

sociĂ©taire aux pertes inscrites au bilan de l'exercice au cours duquel sa sortie est devenue effective (pertes de l’exercice et report Ă  nouveau nĂ©gatif).


Le sociĂ©taire sortant ou ses ayants droits ne peuvent en aucun cas prĂ©tendre Ă  une partie de l’actif social.


Le sociĂ©taire qui perd sa qualitĂ© de sociĂ©taire, pour quelque motif que Ɠ soit, ses ayants droit on ses crĂ©anciers, ne peuvent, pour quelque cause que ce soit, exercer de reprise contre le capital social, ni s'immiscer dans les affaires sociales, ni faire apposer les scellĂ©s sur les livres, valeurs ou marchandises de la coopĂ©rative, ni en demander le partage on la licitation, ni faire procĂ©der Ă  un inventaire, ni faire nommer un sĂ©questre, ni gĂȘner en quoi que ce soit le fonctionnement normal de la coopĂ©rative.


12.2 – DĂ©lai de remboursement


Tout remboursement intervient an plus tard la cinquiĂšme annĂ©e qui suit l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ayant approuvĂ© les comptes de l’exercice au cours duquel la sortie du sociĂ©taire est devenue effective.


Ce dĂ©lai de remboursement de cinq (5) ans ne produit aucun intĂ©rĂȘt.


Le sociĂ©taire qui perd sa qualitĂ© de sociĂ©taire, pour quelque motif que ce soit, ses ayants droit ou ses crĂ©anciers, ne peuvent exiger, avant l’expiration du dĂ©lai ci-dessus, le rĂšglement des sommes leur restart dues sur le remboursement de leurs parts.


Par exception, le Conseil d’administration peut dĂ©cider des remboursements anticipĂ©s dĂ»ment motivĂ©s par des circonstances particuliĂšres.


12.3 – Obligation du sociĂ©taire en cas de pertes survenant dans le dĂ©lai de 5 ans


Le sociĂ©taire qui perd sa qualitĂ© de sociĂ©taire, pour quelque motif que ce soit, reste tenu, pendant cinq ans, envers la coopĂ©rative, les autres sociĂ©taires et envers les tiers, de toutes les obligations existant Ă  la date d’effet de sa sortie.


S’il survenait dans un dĂ©lai de cinq annĂ©es suivant sa sortie, des pertes se rapportant aux exercices durant lesquels l’intĂ©ressĂ© Ă©tait sociĂ©taire Ă„ la coopĂ©rative, la valeur du capital Ă  rembourser serait diminuĂ©e proportionnellement Ă  ces pertes.


Au cas oĂč tout ou partie des parts de l'ancien sociĂ©taire auraient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© remboursĂ©es, la coopĂ©rative serait en droit d'exiger le reversement du trop-perçu.


12.4 – Ordre chronologique des remboursements et suspension des remboursements


Les remboursements ont lieu dans l’ordre chronologique oĂč ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es les pertes de la qualitĂ© de sociĂ©taire.


Aucun remboursement ne peut ĂȘtre effectuĂ© lorsqu’il risque d’entrainer une rĂ©duction du montant du capital telle que son montant deviendrait infĂ©rieur aux minima lĂ©gaux et statutaires prĂ©vus ci-dessus.


Dans ce cas, l'annulation et le remboursement des parts ne sont effectués qu'à concurrence de souscriptions nouvelles permettant de maintenir le capital au moins à ce minimum.

12.5 – Prescription des sommes non rĂ©clamĂ©es


Les sommes correspondant au remboursement des parts sociales sont, le cas Ă©chĂ©ant, conservĂ©es sur un compte spĂ©cifique jusqu'Ă  ce qu’elles soient rĂ©clamĂ©es.


Tout solde dû à un sociétaire sortant, non réclamé dans les cinq (5) ans, est prescrit conformément à la loi. Toute somme non réclamée dans le délai de cinq (5) ans est acquise au fonds de réserve légale.


TITRE IV : ASSEMBLEE GENERALE

ARTICLE 13 - COMPOSITION DE L’ASSEMBLEE GENERALE


L'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est composĂ©e de l'ensemble des sociĂ©taires qui sont rĂ©guliĂšrement inscrits sur le registre des sociĂ©taires de la coopĂ©rative Ă  la date d’envoi des convocations Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ou de la consultation Ă©crite.


Le cas Ă©chĂ©ant, en cas d’organisation d’un vote par sections dans les conditions dĂ©finies par le Conseil d’administration, l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale peut ne comporter que les dĂ©lĂ©guĂ©s des sections.


Les personnes morales sont reprĂ©sentĂ©es Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale par leur reprĂ©sentant lĂ©gal ou conventionnel en exercice ou par une personne physique dĂ»ment habilitĂ©e Ă  cet effet et dĂ©clarĂ©e au PrĂ©sident de la coopĂ©rative par tout moyen Ă©crit. Le changement de reprĂ©sentant devient effectif dĂšs que le PrĂ©sident enest informĂ© par Ă©crit.


En fonction de leur participation Ă  l'activitĂ© de la coopĂ©rative ou de leur contribution Ă  son dĂ©veloppement, les sociĂ©taires sont rĂ©partis en collĂšges de vote dans les conditions dĂ©finies par les statuts et le Conseil d’administration.


ARTICLE 14 - COLLEGES DE VOTE DE L’ASSEMBLÉE GENERALE


14.1 – Fonction des collĂšges de vote de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale


L‘AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est composĂ©e des collĂšges de vote dĂ©finis par les prĂ©sents statuts. Un collĂšge de vote n'est pas un organe statutaire exerçant des pouvoirs particuliers.

Les collĂšges de vote existent lors de l’expression des suffrages des sociĂ©taires et du dĂ©compte des voix. Cette organisation des votes des sociĂ©taires de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale en collĂšges est uniquement un procĂ©dĂ© de dĂ©compte des suffrages et, Ă© ventuellement, de rĂ©partition des siĂšges des administrateurs.


Les membres des collĂšges sont libres de se rĂ©unir aussi souvent qu’ils le souhaitent pour Ă©changer sur des questions propres Ă  leur collĂšge. Ces Ă©changes ne constituent pas des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales ou des organes collĂ©giaux de dĂ©libĂ©rations, et les frais de ces rĂ©unions ne sont pas pris en charge par la coopĂ©rative. Les dĂ©libĂ©rations qui pourraient y ĂȘtre prises n'engagent pas, Ă  ce titre. la coopĂ©rative, ses mandataires sociaux, si ses sociĂ©taires.


14.2 – RĂ©partition des sociĂ©taires dans chacun des collĂšges de l’AssemblĂ©e


Les sociĂ©taires sont rĂ©partis en collĂšges en fonction de leur catĂ©gorie d’appartenance :


1. Le CollÚge des Consommateurs regroupe les sociétaires appartenant à la catégorie des Consommateurs.

2. Le CollÚge des Salariés regroupe les sociétaires appartenant à la catégorie des sociétaires Salariés/Collaborateurs.

3. Le CollÚge des Fondateurs regroupe les sociétaires appartenant à la catégorie des Fondateurs.

4. Le CollÚge des Partenaires honoraires regroupe les sociétaires appartenant à la catégorie des Partenaires honoraire.

5. Le CollÚge des Agriculteurs regroupe les sociétaires appartenant à la catégorie des Agriculteurs.


14.3 – CollĂšge de vote en cas d’appartenance Ă  plusieurs catĂ©gories de sociĂ©taires


Un sociĂ©taire ne peut ĂȘtre rattachĂ© qu'Ă  un seul collĂšge de vote de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.

Lorsqu’un sociĂ©taire relĂšve de plusieurs catĂ©gories de sociĂ©taires, son CollĂšge d’affectation pour voter en AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est dĂ©terminĂ© de la maniĂšre suivante :

- Un salariĂ©/collaborateur de la coopĂ©rative intĂšgre automatiquement le CollĂšge des salariĂ©s mĂȘme s’il relĂšve Ă©galement d’une autre catĂ©gorie (ex : consommateur), sauf s’il a aussi la qualitĂ© de fondateur.

- Un sociĂ©taire agréé en qualitĂ© de partenaire honoraire intĂšgre automatiquement le CollĂšge des partenaires honoraires, mĂȘme s’il relĂšve Ă©galement d’une autre catĂ©gorie (ex : consommateur), sauf s’il a aussi la qualitĂ© de fondateur.

- Un sociĂ©taire agréé en qualitĂ© d’agriculteur intĂšgre automatiquement le CollĂšge des agriculteurs, mĂȘme s’il relĂšve Ă©galement d’une autre catĂ©gorie (ex : consommateur), sauf s’il a aussi la qualitĂ© de fondateur.

- Un fondateur de la coopĂ©rative peut dĂ©cider d’appartenir Ă  un autre CollĂšge s’il en remplit les conditions d’appartenance (ex : consommateur, salariĂ©), sauf si aucun autre sociĂ©taire ne peut siĂ©ger au sein du CollĂšge des fondateurs.


En cas de doute ou de litige sur le collĂšge de vote d’un sociĂ©taire, le Conseil d’administrationconfirme la ou les catĂ©gories d’appartenance du sociĂ©taire concernĂ© et dĂ©cide de son collĂšge de vote au sein de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


14.4 – Changement de collùge de vote


Un sociĂ©taire qui peut choisir un autre collĂšge ou qui cesse de relever d'un collĂšge de vote mais remplit les conditions d'appartenance Ă  un autre collĂšge peut demander au Conseil d’administration Ă  changer de CollĂšge de vote. Dans ce cas, le transfert de collĂšge intervient Ă  la date du constat par le Conseil d’administration de la ou des conditions requises pour le transfert deCollĂšge.


14.5- Nombre de voix dont disposent les collĂšges au sein de l’AssemblĂ©e


Au sein de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, chaque collĂšge dispose du nombre de voix suivant:

- Le CollÚge des Consommateurs dispose de vingt pour cent (20%) du total des droits de vote de la coopérative.

- Le CollÚge des Salariés dispose de vingt pour cent (20%) du total des droits de vote de la coopérative.

- Le CollÚge des Fondateurs dispose de vingt pour cent (20%) du total des droits de vote de la coopérative.

- Le CollÚge des Partenaires honoraires dispose de vingt pour cent (20%) du total des droits de vote de la coopérative.

- Le CollÚge des Agriculteurs dispose de vingt pour cent (20%) du total des droits de vote de la coopérative.


14.6– Nombre de voix dont disposent les sociĂ©taires au sein de chaque collĂšge


Chaque sociĂ©taire dispose d’une voix au sein de son collĂšge de vote.


ARTICLE 15 – CONSULTATION DE L‘ASSEMBLEE GENERALE


Les dĂ©cisions de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale sont prises, au choix du Conseil d’administration :

‱ soit en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale rĂ©unie au siĂšge social ou en tout autre lieu indiquĂ© sur la convocation (avec possibilitĂ© d’organiser une participation Ă  distance par tous moyens de communication et de tĂ©lĂ©communication ou de voter par correspondance au moyen d’un formulaire papier ou Ă©lectronique),

‱ soit par consultation Ă©crite (avec possibilitĂ© d’organiser un vote par courrier Ă©lectronique ou par internet).

Toute consultation de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, quel qu‘en soit le mode, doit faire l'objet d'une information prĂ©alable des sociĂ©taires comprenant l'ordre du jour et le texte des rĂ©solutions, ainsi que les informations pratiques pour consulter tous documents mis Ă  leur disposition au siĂšge social et/ou en ligne sur un site internet, leur permettant de se prononcer en connaissance de cause sur la ou les rĂ©solutions prĂ©sentĂ©es Ă€ leur approbation


Cette information doit faire l’objet d'une communication intervenant quinze (15) jours au moins avant la date de la consultation


15.1 – Provocation des dĂ©cisions de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et dĂ©finition de son ordre du jour


Les dĂ©cisions de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale sont provoquĂ©es par le Conseil d’administration ou par un mandataire dĂ©signĂ© en justice.


L’ordre du jour est arrĂȘtĂ© par le Conseil d’administration de la coopĂ©rative. Il est commun Ă  touslescollĂšges et, le cas Ă©chĂ©ant, Ă  toutes les sections.


Outre les points Ă  l'ordre du jour proposĂ©s par le Conseil d’administration, peuvent ĂȘtre portĂ©es Ă  l’ordre du jour les propositions signĂ©es par 5% des sociĂ©taires et communiquĂ©es au Conseil d’administration par courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception au moins deux (2) mois avant la date de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


15.2 – Organisation d’un vote par Sections


Si le nombre de sociĂ©taires le justifie, le Conseil d’administration peut dĂ©cider que les sociĂ©taires seront rĂ©partis en sections dĂ©libĂ©rant sĂ©parĂ©ment, en rĂ©unions ou consultations Ă©crites d’assemblĂ©es de sections distinctes dont les dĂ©lĂ©guĂ©s formeront l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de la coopĂ©rative.


Le cas Ă©chĂ©ant, le Conseil d’administration dĂ©finit les modalitĂ©s de rĂ©partition des sociĂ©taires par sections et d’organisation des votes de section sur le territoire national A dĂ©faut, il est fait application des dispositions de l’article 5 de la loi de 7 mai 1917 ayant pour objet l'organisation du crĂ©dit aux sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives de consommation.


15.3 - RĂ©union de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale


Lorsque la consultation de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale (ou d’une assemblĂ©e de section le cas Ă©chĂ©ant) est organisĂ©e sous la forme d’une rĂ©union physique, la convocation est faite par tous procĂ©dĂ©s de communication Ă©crite (lettre simple, courrier Ă©lectronique, tĂ©lĂ©copie, lettre remise en mains propres, ...), quinze (15) jours au moins avant la date de la rĂ©union, sauf en cas d'urgence ou si tous les sociĂ©taires renoncent Ă  ce dĂ©lai.


Cette convocation mentionne le jour, l'heure, le lieu et l'ordre du jour de la réunion.

Les réunions des assemblées générales (et des assemblées de sections le cas échéant), ont lieu au siÚge social ou en tout autre endroit indiqué dans la convocation.


L'assemblĂ©e est prĂ©sidĂ©e par le PrĂ©sident de la coopĂ©rative ; Ă  dĂ©faut, l'assemblĂ©e Ă©lit son PrĂ©sident de sĂ©ance choisi parmi les administrateurs du Conseil d’administration.


Lorsque le Conseil d’administration de la coopĂ©rative prĂ©voit cette possibilitĂ© dans la convocation, les sociĂ©taires peuvent participer Ă  la rĂ©union Ă  distance par tout moyen de communication appropriĂ©. Sont alors rĂ©putĂ©s prĂ©sents pour le calcul du quorum et de la majoritĂ©, les sociĂ©taires qui participent Ă  la rĂ©union par des moyens de visioconfĂ©rence ou par des moyens de tĂ©lĂ©communication permettant leur identification et garantissant leur participation effective (notamment confĂ©rence tĂ©lĂ©phonique, visioconfĂ©rence avec possibilitĂ© de voter par internet...).


Le Conseil d’administration peut autoriser le vote par correspondance, au moyen d’un formulaire papier ou Ă©lectronique.


A chaque rĂ©union de l’AssemblĂ©e est tenue une feuille de prĂ©sence.


Les sociĂ©taires relevant d’un CollĂšge de vote peuvent se faire reprĂ©senter aux dĂ©libĂ©rations de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale par un autre sociĂ©taire appartenant au mĂȘme CollĂšge de vote ou par le PrĂ©sident du Conseil d’administration de la coopĂ©rative.


Les mandats peuvent ĂȘtre donnĂ©s par tous procĂ©dĂ©s de communication Ă©crite. En cas de contestation sur la validitĂ© du mandat confĂ©rĂ©, la charge de la preuve incombe Ă  celui qui se prĂ©vaut de l'irrĂ©gularitĂ© du mandat.


Toute personne peut ĂȘtre appelĂ©e par le PrĂ©sident Ă  assister, avec voix consultative, aux AssemblĂ©es gĂ©nĂ©rales.


15.4 – Consultation Ă©crite


Le Conseil d’administration peut dĂ©cider que les dĂ©cisions de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale seront adoptĂ©es sous la forme d’une consultation Ă©crite.


Dans ce cas, les sociĂ©taires sont consultĂ©s individuellement par tous moyens Ă©crits, y compris par message Ă©lectronique ou par tous moyens Ă©lectroniques de tĂ©lĂ©communication (ex : sur un site internet dĂ©diĂ©,
). Leur avis et leur vote doivent Ă©galement ĂȘtre exprimĂ©s par Ă©crit dans les mĂȘmes conditions.


Le texte de la consultation communiquĂ© Ă  tous les sociĂ©taires fixe les modalitĂ©s de dĂ©roulement arrĂȘtĂ©es par le Conseil d’administration (modalitĂ©s de vote, dĂ©lai maximal de rĂ©ponse Ă  compter de la date de consultation qui ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă  15 jours,
.).


Le dĂ©faut de rĂ©ponse d'un sociĂ©taire dans le dĂ©lai indiquĂ© par le Conseil d’administration vaut abstention totale du sociĂ©taire concernĂ©.


Le rĂ©sultat de la consultation Ă©crite est consignĂ© dans un procĂšs-verbal. Les moyens de preuve des votes Ă©mis par les procĂ©dĂ©s de consultation Ă©crite mis en Ɠuvre sont conservĂ©s dans les conditions sĂ©curisĂ©es dĂ©finies par le Conseil d’administration.


Toutes les dĂ©cisions de la compĂ©tence d’une AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale peuvent ĂȘtre adoptĂ©es dans le cadre d’une consultation Ă©crite, Ă  l’exemption de l’approbation des comptes.


15.5 – Conservation des procùs-verbaux


Les décisions de l'Assemblée générale, quel qu'en soit leur mode, sont constatées par des procÚs-verbaux établis sur un registre spécial ou sur des feuillets mobiles.


Ce registre ou ces feuillets mobiles sont tenus au siÚge de la coopérative. Ils sont signés par le Président de séance etun autre sociétaire présent.


Les procÚs-verbaux devront indiquer le mode, le lieu et la date de la consultation, les documents et rapports soumis à discussion, le relevé des résolutions et sous chaque résolution le résultat du vote.


Les copies ou extraits des procÚs-verbaux sont valablement certifiés par le Président, ou un fondé de pouvoir habilité à cet effet.


ARTICLE 16 - QUALIFICATIONS DES DECISIONS DE L’ASSEMBLEE GENERALE


Les dĂ©cisions de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale sont qualifiĂ©es d’ordinaires ou d’extraordinaires.


Les décisions ordinaires sont celles qui ne modifient pas les statuts.

Les dĂ©cisions extraordinaires sont seules Ă  pouvoir modifier les statuts dans toutes leurs dispositions, sauf les cas oĂč le Conseil d’administration est autorisĂ© Ă  le faire seul pour les besoins du transfert du siĂšge social.


ARTICLE 17 - QUORUM DE L’ASSEMBLEE GENERALE


Les dĂ©cisions ordinaires ne sont valablement prises, sur premiĂšre convocation, que si les sociĂ©taires prĂ©sents (et rĂ©putĂ©s tels) ou reprĂ©sentĂ©s, reprĂ©sentent au moins quinze pour cent (15%) des sociĂ©taires. Sur deuxiĂšme convocation, aucun quorum n’est requis.


Les dĂ©cisions extraordinaires ne sont valablement prises, sur premiĂšre convocation, que si les sociĂ©taires prĂ©sents (et rĂ©putĂ©s tels) ou reprĂ©sentĂ©s, reprĂ©sentent au moins vingt pour cent (20%) des sociĂ©taires. Sur deuxiĂšme convocation, les dĂ©cisions extraordinaires ne sont valablement prises que si les sociĂ©taires prĂ©sents appartiennent Ă  au moins trois collĂšges de vote diffĂ©rents, de maniĂšre Ă  ce que les voix d’au moins trois collĂšges de vote puissent ĂȘtre exprimĂ©es lors de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


Si le quorum n’est pas rĂ©uni lors de la premiĂšre AssemblĂ©e, une deuxiĂšme AssemblĂ©e est convoquĂ©e en respectant un dĂ©lai d’intervalle d’au moins dix (10) jours aprĂšs la premiĂšre AssemblĂ©e.


ARTICLE 18 - DEROULEMENT DU SCRUTIN DE L’ASSEMBLEE GENERALE


Les votes de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale sont d’abord organisĂ©s au sein des collĂšges, puis par collĂšges en AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


Chaque sociétaire dispose d'une voix dans le collÚge auquel il appartient.


Les dĂ©cisions adoptĂ©es par les sociĂ©taires au sein d’un collĂšge expriment en totalitĂ© les voix de ce collĂšge.


Le rĂ©sultat des suffrages exprimĂ©s par les collĂšges en AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est calculĂ© selon le nombre de voix dont chacun des collĂšges dispose au sein de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale au titre des prĂ©sents statuts.


ARTICLE 19 - REGLES DE MAJORITE DE L’ASSEMBLEE GENERALE


Au sein de chaque collĂšge, sous rĂ©serve des cas d’unanimitĂ© prĂ©vus par la loi, les dĂ©cisions du collĂšge sont adoptĂ©es Ă  la majoritĂ© simple des voix des sociĂ©taires prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s.


Les rĂ©solutions Ă  titre ordinaire de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale sont adoptĂ©es Ă  la majoritĂ© simple des voix des collĂšges.


Les rĂ©solutions Ă  titre extraordinaire de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale sont adoptĂ©es Ă€ la majoritĂ© des deux tiers des voix des collĂšges.


ARTICLE 20 - ATTRIBUTIONS DE L'ASSEMBLEE GENERALE


L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est seule compĂ©tente pour prendre les dĂ©cisions suivantes :

 approbation des comptes annuels et affectation des rĂ©sultats ;

 nomination et rĂ©vocation des administrateurs du Conseil d’administration ;

 le cas Ă©chĂ©ant, dĂ©termination de la somme globale annuelle consentie au profit des administrateurs du Conseil d’administration Ă  titre d’indemnitĂ©s compensatrices du temps consacrĂ© Ă  l'administration de la coopĂ©rative ;

 fixation du taux d’intĂ©rĂȘt servi sur les parts sociales ;

 Ă©mission de certificats coopĂ©ratifs d'investissement ;

 approbation des conventions rĂ©glementĂ©es, autres que celles conclues entre la coopĂ©rative et ses sociĂ©taires qui ont pour objet la mise en Ɠuvre des statuts ;

 dĂ©signation des commissaires aux comptes ;

 nomination d’un rĂ©viseur et d’un rĂ©viseur supplĂ©ant ; transformation ou dissolution de la coopĂ©rative ;

 fusion, acquisition et apport partiel d’actif ;

 plus gĂ©nĂ©ralement toutes autres modifications statutaires, Ă  l’exception du transfert du siĂšge social dans certains cas.

TITRE V : ADMINISTRATION ET DIRECTION GENERALE


ARTICLE 21 - CONSEIL D’ADMINISTRATION


21.1 – Composition du Conseil d’administration


Lors de la constitution de la coopĂ©rative, les premiers administrateurs du Conseil d’administration sont dĂ©signĂ©s dans les statuts constitutifs.


En cours de vie sociale, le Conseil d’administration est composĂ© de trois (3) Ă  seize (16) administrateurs Ă©lus par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


Le nombre de siĂšges Ă  pourvoir est fixĂ© par le Conseil d’administration.


Le Conseil d’administration organise la procĂ©dure Ă©lectorale (notamment l’appel Ă  candidature) et arrĂȘte la liste des candidats transmise au plus tard avec la convocation Ă  l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


Par ailleurs, toutes personnes peuvent ĂȘtre invitĂ©es par le PrĂ©sident Ă  siĂ©ger au Conseil d’administration avec voix consultative.


21.2 – DurĂ©e et perte des fonctions des administrateurs du Conseil d’administration


La durĂ©e des fonctions des administrateurs nommĂ©s du Conseil d’administration est fixĂ©e par la dĂ©cision les nommant. La durĂ©e de leur mandat ne peut ĂȘtre supĂ©rieure Ă  sept (7) ans. Le mandat d’administrateur prend fin Ă  l’issue de la rĂ©union de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale qui statue sur les comptes de l’exercice Ă©coulĂ©, tenue dans l'annĂ©e au cours de laquelle expire le mandat.


Tout sociĂ©taire peut ĂȘtre nommĂ© en qualitĂ© de membre du Conseil d’administration, sans perdre, le cas Ă©chĂ©ant, le bĂ©nĂ©fice de son contrat de travail. Les dispositions des articles L.225-22 et L.225-85 du code de commerce nesont pas applicables aux sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives d'intĂ©rĂȘt collectif.


Les fonctions des administrateurs du Conseil d’administration sont renouvelables selon les conditions prĂ©vues par la dĂ©cision les nommant et prennent finĂ  la date prĂ©vue ou par le dĂ©cĂšs ou la rĂ©vocation ou la dĂ©mission.


Les administrateurs du Conseil d’administration peuvent ĂȘtre rĂ©voquĂ©s Ă  tout moment par dĂ©cision de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


Les administrateurs nommĂ©s du Conseil d’administration peuvent ĂȘtre rĂ©voquĂ©s Ă  tout moment, sans motif. La dĂ©cision de rĂ©vocation est prise par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. La rĂ©vocation ne peut pas donner lieu Ă  indemnisation.


Les administrateurs nommĂ©s du Conseil d’administration peuvent dĂ©missionner de leurs fonctions sans avoir Ă  justifier de leur dĂ©cision, Ă  la condition de notifier celle-ci au PrĂ©sident, par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception ou par lettre remise en main propre, adressĂ©e un mois avant la date de prise d'effet de cette dĂ©cision (saut renonciation Ă  ce dĂ©lai par le PrĂ©sident).


En cas de vacance d'un membre du Conseil d’administration, ce dernier peut procĂ©der Ă  des nominations Ă  titre provisoire par cooptation sous rĂ©serve de ratification par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Le membre du Conseil d’administration nommĂ© en remplacement d'un autre exerce ses fonctions pour le temps restant Ă  courir des fonctions de son prĂ©dĂ©cesseur.


21.3 – Indemnisation des administrateurs du Conseil d’administration


En principe, les fonctions d’administrateur du Conseil d’administration sont exercĂ©es Ă  titregratuit

Elles n'ouvrent droit, sur justification, qu'Ă  remboursement de frais, ainsi qu'au paiement d'indemnitĂ©s compensatrices du temps consacrĂ© Ă€ l’administration de la coopĂ©rative.


Toutefois, l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale peut dĂ©terminer chaque annĂ©e une somme globale au titre des indemnitĂ©s compensatrices du temps consacrĂ© Ă  l'administration de la coopĂ©rative Ă  rĂ©partir entre les membres du Conseil d’administration. La rĂ©partition de cette somme globale entre les membres du Conseil d’administration au titre de leur participation aux travaux du Conseil d’administration (indemnitĂ©s de prĂ©sence) est dĂ©terminĂ©e par le Conseil d’administration.


Cette indemnité compensatrice est soumise à la procédure de contrÎle des conventions réglementées prévue par les présents statuts.


ARTICLE 22 - ATTRIBUTIONS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION


Le Conseil d’administration est l’organe collĂ©gial chargĂ© d’administrer et diriger la coopĂ©rative. A ce titre, le Conseil d’administration est dotĂ© des pouvoirs les plus Ă©tendus, notamment :

 il dĂ©finit les orientations stratĂ©giques de la coopĂ©rative.

 il choisit les modalitĂ©s d’exercice de la direction gĂ©nĂ©rale de la coopĂ©rative et peut notamment opter pour le cumul des fonctions de PrĂ©sident du Conseil d’administration et de Directeur gĂ©nĂ©ral.

 il nomme et rĂ©voque le PrĂ©sident et le Directeur gĂ©nĂ©ral ou le PrĂ©sident-Directeur gĂ©nĂ©ral de la coopĂ©rative et peut dĂ©cider de leur verser une indemnisation.

 le cas Ă©chĂ©ant, il dĂ©cide de la rĂ©partition de la somme globale annuelle consentie au profit des administrateurs au titre des indemnitĂ©s compensatrices de temps consacrĂ© Ă  l’administration de la coopĂ©rative.

 il autorise les conventions rĂ©glementĂ©es dans les conditions dĂ©finies ci-dessous.

 il arrĂȘte les budgets d’exploitation et d’investissement.

 il arrĂȘte le rapport de gestion et les comptes de l’exercice clos.

 il agrĂ©e les cessions de parts sociales.

 il agrĂ©e ou refuse discrĂ©tionnairement l’admission des nouveaux sociĂ©taires.

 il fixe les conditions et les modalitĂ©s de candidatures, d’admission et de souscriptions pour chaque catĂ©gorie de sociĂ©taire, notamment le montant minimum de souscription et, le cas Ă©chĂ©ant, les conditions de libĂ©ration des apports en numĂ©raire et en nature.

 il autorise les apports en nature dans les conditions qu’il fixe au cas par cas.

 il peut proposer l’émission de certificats coopĂ©ratifs d’investissement reprĂ©sentatifs de droits pĂ©cuniaires.

 il constate la radiation des sociĂ©taires.

 il dĂ©finit les modalitĂ©s de retrait des sociĂ©taires.

 il est l’organe disciplinaire de la coopĂ©rative et peut prononcer toute sanction allant jusqu’à l’exclusion d'un sociĂ©taire.

 il organise le remboursement des parts sociales et peut notamment dĂ©cider de remboursements anticipĂ©s.

 il convoque l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale selon les modalitĂ©s qu’il dĂ©finit (vote par correspondance, participation Ă  distance, consultation Ă©crite, vote par internet,...) et arrĂȘte son ordre du jour.

 il peut mettre en place un vote par sections selon les conditions et modalitĂ©s d’organisations qu’il dĂ©finit.

 encas de doute ou de litige, il dĂ©cide du collĂšge de vote des sociĂ©taires.

 il dĂ©cide du changement de catĂ©gorie de sociĂ©taires et/ou de tout transfert de collĂšge de vote.

 il dĂ©cide du transfert de siĂšge social dans certains cas, conformĂ©ment aux termes des prĂ©sents statuts.

 il peut, Ă  toute Ă©poque de l'annĂ©e, opĂ©rer les vĂ©rifications et contrĂŽles qu'il juge opportuns et se faire communiquer les documents qu’il estime nĂ©cessaires Ă  l'accomplissement de sa mission.

 il organise la procĂ©dure Ă©lectorale et arrĂȘte la liste des candidats.

 il peut Ă©tablir un rĂšglement intĂ©rieur.

 il autorise le Directeur gĂ©nĂ©ral de la coopĂ©rative Ă  prendre les dĂ©cisions suivantes :

o Engagement et/ou rĂšglement d’une dĂ©pense non prĂ©vue au budget prĂ©visionnel et supĂ©rieure au montant de dix mille (10.000) euros ;

o Investissement non prévu au budget prévisionnel et supérieur au montant de dix mille (10.000) euros ;

o Embauche non prévue au budget prévisionnel ;

o Acquisition ou cession d'un fonds de commerce ou d'éléments du fonds de commerce ;

o Prise ou mise en location-gérance d'un fonds de commerce ;

o Acquisition et cession de participations ;

o Octroi de garanties sur l'actif social ;

o Abandon de créances ;

o Toute délégation ou substitution de pouvoirs du Président de la coopérative consentie à toute personne.


Au surplus, le PrĂ©sident de la coopĂ©rative peut demander au Conseil d’administration son avis sur toute question de sonchoix.


Le Conseil d’administration ne reprĂ©sente pas la coopĂ©rative Ă  l'Ă©gard des tiers et n'a pas le pouvoir de l'engager.


ARTICLE 23 - DELIBERATIONS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION


23.1 – Convocation, ordre du jour, organisation des dĂ©bats des administrateurs


Le Conseil d’administration se rĂ©unit au moins deux fois par an et chaque fois que l’intĂ©rĂȘt de la coopĂ©rative l’exige.


Le Conseil d’administration est convoquĂ© par le PrĂ©sident ou, Ă  dĂ©faut, par deux de ses membres. La convocation est effectuĂ©e per tous moyens.


La convocation doit intervenir au moins huit (8) jours Ă  l’avarice, sauf en cas d'urgence ou si tous les membres du Conseil d’administration renoncent Ă  ce dĂ©lai.


Lorsque tous les membres du Conseil d’administration sont prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, le Conseil d’administration se rĂ©unit valablement sur convocation verbale et sans dĂ©lai.


La rĂ©union a lieu soit au siĂšge social, soit en tout autre endroit prĂ©cisĂ© par la convocation. Les rĂ©unions du Conseil d’administration sont prĂ©sidĂ©es par le PrĂ©sident.


23.2 – Vote par procuration des administrateurs


Un membre du Conseil d’administration peut donner une procuration Ă  un autre membre du Conseil d’administration aux fins de le reprĂ©senter. La procuration doit ĂȘtre donnĂ©e par Ă©crit. Chaque administrateur ne peut reprĂ©senter qu’un seul autre administrateur au cours d’une mĂȘme sĂ©ance du Conseil d’administration. Un pouvoir en blanc sera attribuĂ© au PrĂ©sident s’il ne reprĂ©sente pas dĂ©jĂ  un autre administrateur.


23.3 – Quorum du Conseil d’administration


Le Conseil d’administration ne dĂ©libĂšre valablement que si au moins un tiers de ses membres est prĂ©sent ou reprĂ©sentĂ©.


23.4 – RĂšgles de majoritĂ© du Conseil d’administration


Les dĂ©cisions du Conseil d’administration sont adoptĂ©es Ă  la majoritĂ© simple des suffrages exprimĂ©s par les administrateurs prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s.


En cas de partage des voix, celle du Président est prépondérante.


Par exception, l’admission de nouveaux sociĂ©taires en qualitĂ© de fondateurs est adoptĂ©e aux deux-tiers des administrateurs siĂ©geant au Conseil d’administration.


23.5 – Participation Ă  distance aux rĂ©unions du Conseil d’administration


Lorsque le PrĂ©sident prĂ©voit cette possibilitĂ© dans la convocation, les administrateurs du Conseil d’administration peuvent participer Ă  la rĂ©union Ă  distance par tout moyen de communication ou de tĂ©lĂ©communication appropriĂ© (confĂ©rence tĂ©lĂ©phonique, audioconfĂ©rence,...).


Sont alors rĂ©putĂ©s prĂ©sents pour le calcul du quorum et de la majoritĂ©, les membres du Conseil d’administration qui participent Ă€ la rĂ©union par tout moyen de communication ou de tĂ©lĂ©communication permettant leur identification et garantissant leur participation effective (visioconfĂ©rence, confĂ©rence tĂ©lĂ©phonique, 
).


23.6 – Consultation Ă©crite du Conseil d’administration


Le PrĂ©sident peut organiser une consultation Ă©crite des administrateurs du Conseil d’administration par tous moyens (y compris par courriers Ă©lectroniques). La convocation prĂ©cise alors les conditions de sa tenue.


Les dĂ©cisions du Conseil d’administration prises lors d’une rĂ©union, d’une audioconfĂ©rence, confĂ©rence tĂ©lĂ©phonique ou d’une consultation Ă©crite ont la mĂȘme valeur juridique.


ARTICLE 24 - PRÉSIDENCE ET DIRECTION GENERALE


La direction générale de la coopérative est assumée, sous sa responsabilité, soit par le Président du Conseil d'administration, soit par une autre personne physique nommée par le Conseil d'administration et portant le titre de Directeur général.


Le Conseil d'administration choisit entre ces deux modalitĂ©s d’exercice de la direction gĂ©nĂ©rale.


L’option retenue par le Conseil d’administration ne peut ĂȘtre remise en cause que lors du renouvellement ou du remplacement du PrĂ©sident du Conseil d’administration ou Ă  l'expiration du mandat du Directeur gĂ©nĂ©ral.


Lorsque la direction générale de la coopérative est assumée par le Président du Conseil d'administration, les dispositions statutaires relatives au Directeur général lui sont applicables.


Le changement de modalitĂ© d'exercice de la direction gĂ©nĂ©rale n’entraĂźne pas une modification des statuts.


En principe, la démission, le non renouvellement ou la révocation des fonctions de Président, ou du Directeur général ne porte pas atteinte au contrat de travail éventuellement conclut par le ou lesintéressés avec la coopérative.


ARTICLE 25- PRESIDENT


25.1 – Conditions d’éligibilitĂ© du PrĂ©sident


Le PrĂ©sident est une personne physique membre de Conseil d’administration de la coopĂ©rative.


25.2 – Nomination et rĂ©vocation du PrĂ©sident


Lors de la constitution de la coopérative, le premier Président est désigné dans les statuts constitutifs.


En cours de vie sociale, le PrĂ©sident est nommĂ© par dĂ©cision du Conseil d’administration, parmi les administrateurs.


Tout sociĂ©taire peut ĂȘtre nommĂ© en qualitĂ© de PrĂ©sident, sans perdre, le cas Ă©chĂ©ant, le bĂ©nĂ©fice de son contrat de travail. Les dispositions des articles L.225-22 et L.225-85 de code de commerce ne sont pas applicables aux sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives d'intĂ©rĂȘt collectif.


La durĂ©e des fonctions du PrĂ©sident est fixĂ©e par la dĂ©cision le nommant. Cette durĂ©e ne peut ĂȘtre supĂ©rieure, pour chaque mandat, Ă  la durĂ©e de son mandat d’administrateur restant Ă  courir, de six (6) ans au plus. Le mandat du prĂ©sident prend fin Ă  l'issue de la rĂ©union de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale qui statue sur les comptes de l'exercice Ă©coulĂ©, tenue dans l’annĂ©e au cours de laquelle expire le mandat.


Le Président est rééligible.


Le PrĂ©sident peut dĂ©missionner de ses fonctions Ă  charge pour lui d'en prĂ©venir l’ensemble des membres du Conseil d’administration, un mois au moins Ă  l'avance (sauf renonciation Ă  ce dĂ©lai par la moitiĂ© au moins des administrateurs). La dĂ©mission du PrĂ©sident n'est recevable que si elle est adressĂ©e Ă  chacun des membres du Conseil d’administration par lettre recommandĂ©e ou par lettre remise en mains propres contre dĂ©charge.


Le PrĂ©sident est rĂ©vocable Ă  tout moment par dĂ©cision des membres du Conseil d’administration. La dĂ©cision de rĂ©vocation n’est pas motivĂ©e et ne peut pas donner lieu Ă  indemnisation.


25.3 – Indemnisation du PrĂ©sident


Le Président peut recevoir une indemnisation au titre de ses fonctions dans les conditions définies par le Conseil d'administration.


Le PrĂ©sident ne peut pas ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ© au prorata des opĂ©rations effectuĂ©es ou des bĂ©nĂ©fices rĂ©alisĂ©s par la coopĂ©rative.


Le PrĂ©sident peut ĂȘtre remboursĂ© de ses frais de reprĂ©sentation et de dĂ©placement sur prĂ©sentation des justificatifs.


25.4 – Pouvoirs du PrĂ©sident


Le Président du Conseil d'administration organise et dirige les travaux de celui-ci, dont il rend compte à l'Assemblée générale. Il veille au bon fonctionnement des organes de la coopérative et s'assure, en particulier, que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission.


Le PrĂ©sident a, notamment, le pouvoir de convoquer le Conseil d'administration Ă  la requĂȘte de ses membres et du Directeur gĂ©nĂ©ral s’il en est dĂ©signĂ© un. Il communique au commissaire aux comptes les conventions autorisĂ©es par le Conseil d’administration.


Il transmet les orientations aussi bien sociales qu'Ă©conomiques, contrĂŽle la bonne gestion et la mise en Ɠuvre des orientations dĂ©finies par le Conseil d'administration.


25.5 – DĂ©lĂ©gations des pouvoirs du PrĂ©sident


Dans le cas oĂč le PrĂ©sident est dans l'impossibilitĂ© d'exercer ses fonctions, notamment pour cause d’absence, il peut dĂ©lĂ©guer tout ou partie de ses pouvoirs Ă  un administrateur. Cette dĂ©lĂ©gation doit toujours ĂȘtre donnĂ©e pour un temps limitĂ©,


Si le PrĂ©sident est dans l'incapacitĂ© d'effectuer lui-mĂȘme cette dĂ©lĂ©gation, le conseild'administration peut y procĂ©der dans les mĂȘmes conditions.


Le Président ou le conseil d'administration peuvent en outre confier tous mandats spéciaux à toutes personnes, appartenant ou non au conseil, pour un ou plusieurs objets déterminés.


ARTICLE 26 - DIRECTEUR GENERAL


26.1 – Condition d’éligibilitĂ© du Directeur gĂ©nĂ©ral


Le Directeur général est une personne physique membre ou non du Conseil d'administration de la coopérative.


26.2 – Nomination et rĂ©vocation du Directeur gĂ©nĂ©ral


Lors de la constitution de la coopérative, le premier Président désigné dans les statuts constitutifs assume les fonctions de Directeur général.


En cours de vie sociale, le Directeur gĂ©nĂ©ral est nommĂ© par dĂ©cision du Conseil d’administration.


Tout sociĂ©taire peut ĂȘtre nommĂ© en qualitĂ© de Directeur gĂ©nĂ©ral, sans perdre, le cas Ă©chĂ©ant, le bĂ©nĂ©fice de son contrat de travail. Les dispositions des articles L.225-22 et L.225-85 du code de commerce ne sont pasapplicables aux sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives d’intĂ©rĂȘt collectif.


La durĂ©e des fonctions du Directeur gĂ©nĂ©ral est fixĂ©e par la dĂ©cision le nommant qui ne peut ĂȘtre supĂ©rieure Ă  six (6) ans. Le cas Ă©chĂ©ant, cette durĂ©e ne peut ĂȘtre supĂ©rieure, pour chaque mandat, Ă  la durĂ©e de son mandat d’administrateur restant Ă  courir, de six (6) ans au plus. Le mandat du Directeur gĂ©nĂ©ral prend fin Ă  l'issue de la rĂ©union de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale qui statue sur les comptes de l'exercice Ă©coulĂ©, tenue dans l'annĂ©e au cours de laquelle expire le mandat.


E, cas de dĂ©cĂšs, dĂ©mission ou rĂ©vocation du PrĂ©sident et sauf dĂ©cision contraire de Conseil d’administration, ilconserve ses fonctions jusqu’à la nomination du nouveau PrĂ©sident.


Le Directeur général est rééligible.


Le Directeur gĂ©nĂ©ral peut dĂ©missionner de ses fonctions Ă  charge pour lui d'en prĂ©venir l’ensemble des membres du Conseil d’administration, un mois au moins Ă  l'avance (sauf renonciation Ă  ce dĂ©lai par la moitiĂ© au moins des administrateurs). La dĂ©mission du Directeur gĂ©nĂ©ral n’est recevable que si elle est adressĂ©e Ă  chacun des membres du Conseil d’administration par lettre recommandĂ©e ou par lettre remise en mains propres contre dĂ©charge.


Le Directeur gĂ©nĂ©ral est rĂ©vocable Ă  tout moment par dĂ©cision des membres du Conseil d’administration. La dĂ©cision de rĂ©vocation n’est pas motivĂ©e et ne peut pas donner lieu Ă  indemnisation.


26.3 – Indemnisation du Directeur gĂ©nĂ©ral


Le Directeur gĂ©nĂ©ral peut recevoir une indemnisation au titre de ses fonctions dans la conditions dĂ©finies par le Conseil d’administration.


Le Directeur gĂ©nĂ©ral ne peut pas ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ© au prorata des opĂ©rations effectuĂ©es ou des bĂ©nĂ©fices rĂ©alisĂ©s par la coopĂ©rative.

Le Directeur gĂ©nĂ©ral peut ĂȘtre remboursĂ© de ses frais de reprĂ©sentation et de dĂ©placement sur prĂ©sentation des justificatifs.


26.4 – Pouvoirs du Directeur gĂ©nĂ©ral


Le Directeur général représente la coopérative dans ses rapports avec les tiers.


Le Directeur gĂ©nĂ©ral est investi des pouvoirs les plus Ă©tendus pour agir en toutes circonstances au nom de la coopĂ©rative, dans la limite de l’objet social, et sous rĂ©serve des attributions du Conseil d’administration et de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


Le Directeur général est notamment chargé de :

- diriger, gérer et engager à titre habituel la coopérative ;

- mettre en Ɠuvre les orientations stratĂ©giques de la coopĂ©rative arrĂȘtĂ©es par le Conseil d’administration.


Le Directeur gĂ©nĂ©ral ne pourra prendre les dĂ©cisions suivantes qu'aprĂšs autorisation prĂ©alable du Conseil d’administration :

- Engagement et/ou rĂšglement d’une dĂ©pense non prĂ©vue au budget prĂ©visionnel et supĂ©rieure au montant de dix mille (10.000) euros ;

- Investissement non prévu au budget prévisionnel et supérieur au montant de dix mille (10.000) euros ;

- Embauche non prévue au budget prévisionnel ;

- Acquisition ou cession d'un fonds de commerce ou d'éléments du fonds de commerce ;

- Prise ou mise en location-gérance d'un fonds de commerce ;

- Acquisition et cession de participations ;

- Octroi de garanties sur l'actif social ;

- Abandon de créances ;

- Toute délégation ou substitution de pouvoirs du Président de la coopérative consentie à toute personne.


26.5 – Directeurs gĂ©nĂ©raux dĂ©lĂ©guĂ©s


Lors de la constitution de la coopĂ©rative, aucun Directeur gĂ©nĂ©ral dĂ©lĂ©guĂ© n’est dĂ©signĂ© dans les statuts constitutifs.


En cours de vie sociale, sur proposition du Directeur général, le Conseil d'administration peut nommer une ou plusieurs personnes physiques chargées d'assister le Directeur général, avec le titre de directeur général délégué.


Le cas Ă©chĂ©ant, le ou les Directeurs gĂ©nĂ©raux dĂ©lĂ©guĂ©s sont nommĂ©s et rĂ©voquĂ©s dans les mĂȘmes conditions que le Directeur gĂ©nĂ©ral.


ARTICLE 27 - CONVENTIONS REGLEMENTEES


En principe, toutes conventions, autres que celles portant sur des opĂ©rations courantes conclues Ă  des conditions normales, intervenant directement ou par personne interposĂ©e entre la coopĂ©rative et son directeur gĂ©nĂ©ral, l'un de ses directeurs gĂ©nĂ©raux dĂ©lĂ©guĂ©s, l'unde ses administrateurs, l'un de ses sociĂ©taires disposant d'une fraction des droits de vote supĂ©rieure Ă  10% ou, s’il s'agit d’une sociĂ©tĂ© sociĂ©taire, la sociĂ©tĂ© la contrĂŽlant au sens de l'article L.233-3, doit ĂȘtre soumise Ă  l'autorisation prĂ©alable du Conseil d'administration.


Il en est de mĂȘme des conventions auxquelles une des personnes visĂ©es Ă  l'alinĂ©a prĂ©cĂ©dent est indirectement intĂ©ressĂ©e.


Sont également soumises à autorisation préalable les conventions intervenant entre la coopérative et une entreprise, si le directeur général, l'un des directeurs généraux délégués ou l'un des administrateurs de la

coopérative est propriétaire, associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur, membre du conseil de surveillance ou, de façon générale, dirigeant de cette entreprise.


L'autorisation prĂ©alable du conseil d'administration est motivĂ©e en justifiant de l'intĂ©rĂȘt de la convention pour la coopĂ©rative, notamment en prĂ©cisant les conditions financiĂšres qui y sont attachĂ©es.


L'intĂ©ressĂ© est tenu d'informer le Conseil d’administration, dĂšs qu'il a connaissance d'une convention visĂ©e ci-dessus. Il ne peut prendre part au vote sur l'autorisation sollicitĂ©e.


Le PrĂ©sident du Conseil d’administration donne avis aux commissaires aux comptes de toutes les conventions autorisĂ©es et conclues et soumet celles-ci Ă  l'approbation de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


Les Commissaires aux comptes présentent, sur ces conventions, un rapport spécial à l'assemblée, qui statue sur ce rapport.


L'intéressé ne peut pas prendre part au vote et ses parts sociales ne sont pas prises en compte pour le calcul du quorum et de la majorité.


Les conventions portant sur des opĂ©rations courantes et conclues Ă  des conditions normales ne sont pas soumises Ă  autorisation prĂ©alable du Conseil d’administration.


En outre, conformĂ©ment Ă  l’article 27 de la loi du 10 septembre 1947, les dispositions du prĂ©sent article ne sont pas applicables aux conventions conclues entre la coopĂ©rative et ses sociĂ©taires lorsqu’elles ont pour objet la mise en Ɠuvre des statuts.

TITRE VI : CONTRÔLE DE LA SOCIETE


ARTICLE 28- COMMISSAIRE AUX COMPTES


Le contrÎle de la coopérative est exercé par un ou plusieurs commissaires aux comptes titulaires exerçant leur mission conformément à la loi.


Un ou plusieurs commissaires aux comptes supplĂ©ants appelĂ©s Ă  remplacer le ou les titulaires en cas de refus, d'empĂȘchement, de dĂ©mission ou de dĂ©cĂšs, sont nommĂ©s, en mĂȘme temps que le ou les titulaires pour la mĂȘme durĂ©e.


Les commissaires aux comptes sont convoquĂ©s Ă  toutes les rĂ©unions du Conseil d’administration qui examinent ou arrĂȘtent les comptes annuels ou intermĂ©diaires, ainsi qu’à toutes les AssemblĂ©es gĂ©nĂ©rales.


ARTICLE 29 - REVISION COOPERATIVE


ConformĂ©ment Ă  la loi, la coopĂ©rative doit se soumettre Ă  la rĂ©vision coopĂ©rative afin de vĂ©rifier la conformitĂ© de son organisation et de son fonctionnement aux principes et aux rĂšgles de la coopĂ©ration et Ă  l’intĂ©rĂȘt des sociĂ©taires, ainsi qu'aux rĂšgles coopĂ©ratives spĂ©cifiques qui lui sont applicables et, le cas Ă©chĂ©ant, Ă  lui proposer des mesures correctives.


Cette révision coopérative doit intervenir au moins tous lescinq ans.


La révision est obligatoire au terme de trois exercices déficitaires ou si les pertes d'un exercice s'élÚvent à la moitié au moins du montant le plus élevé atteint par le capital social de la coopérative.


En outre, la rĂ©vision coopĂ©rative est de droit lorsqu’elle est demandĂ©e par :

- Le dixiÚme au moins des sociétaires ;

- Un tiers des administrateurs duConseil d’administration ;

- L'autorité habilitée, le cas échéant, à délivrer un agrément ;

- Le ministre chargé de l'économie sociale et solidaire ou tout ministre compétent à l'égard de la coopérative.


Le rapport de rĂ©vision Ă©tabli par le rĂ©viseur est transmis au PrĂ©sident qui le soumet Ă  l’examen du Conseil d’administration. Ce rapport est ensuite mis Ă  la disposition des sociĂ©taires, au siĂšge social de la coopĂ©rative, Ă  compter de l’envoi des convocations Ă  l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ordinaire au cours de laquelle ce rapport doit ĂȘtre prĂ©sentĂ© et discutĂ©.


Dans le cas oĂč la rĂ©vision coopĂ©rative est faite Ă  l'initiative d’une partie des sociĂ©taires, le rapport est mis sans dĂ©lai Ă  la disposition de l’ensemble des sociĂ©taires par le PrĂ©sident.

TITRE VII : EXERCICE SOCIAL - COMPTES ANNUELS - AFFECTATION DES EXCÉDENTS D’EXPLOITATION


ARTICLE 30 - EXERCICE SOCIAL


Chaque exercice social a une durée d'une année, qui commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre.


Par exception, le premier exercice commencera le jour de l’immatriculation de la coopĂ©rative au Registre du Commerce et des sociĂ©tĂ©s et se terminera le 31 dĂ©cembre 2017.


ARTICLE 31 - COMPTES ANNUELS


Il est tenu une comptabilité réguliÚre des opérations sociales, conformément à la loi.


A la clÎture de chaque exercice, le Président de la coopérative dresse l'inventaire des divers éléments de l'actif et du passif existant à cette date.


Il dresse également le bilan décrivant les éléments actifs et passifs et faisant apparaßtre de façon distincte les capitaux propres, le compte de résultat récapitulant les produits et les charges de l'exercice, ainsi que l'annexe complétant et commentant l'information donnée par le bilan et le compte de résultat.


Le PrĂ©sident de la coopĂ©rative Ă©tablit, conformĂ©ment Ă  la loi, le rapport de gestion portant notamment sur la situation de la coopĂ©rative durant l'exercice Ă©coulĂ©, l’évolution prĂ©visible du projet coopĂ©ratif, les Ă©vĂ©nements importants survenus entre la date de clĂŽture de l'exercice et la date Ă  laquelle il est Ă©tabli.


Tous ces documents sont arrĂȘtĂ©s par le Conseil d’administration et, le cas Ă©chĂ©ant, mis Ă  la disposition du ou des commissaire(s) aux comptes de la coopĂ©rative dans les conditions lĂ©gales.


L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, dĂ©libĂ©rant dans les conditions fixĂ©es pour les dĂ©cisions ordinaires, doit statuer sur les comptes de l’exercice Ă©coulĂ© dans les six (6) mois de la clĂŽture de l'exercice ou, en cas de prolongation, dans le dĂ©lai fixĂ© par dĂ©cision de justice.


ARTICLE 32- AFFECTATION ET RÉPARTITION DES EXCÉDENTS D’EXPLOITATION


Le compte de rĂ©sultat qui rĂ©capitule les produits et charges de l'exercice fait apparaitre par diffĂ©rence, aprĂšs dĂ©duction des amortissements et des provisions, les excĂ©dents d’exploitationou la perte de l'exercice clos.


Sur les excédents d'exploitation diminués, le cas échéant, des pertes antérieures, il est prélevé :

- trois vingtiĂšmes (15%) au moins pour constituer le fonds de rĂ©serve lĂ©gale. Ce prĂ©lĂšvement cesse d'ĂȘtre obligatoire lorsque les diverses rĂ©serves totalisĂ©es atteignent le montant du capital social ; il reprend son cours lorsque, pour une cause quelconque, les diverses rĂ©serves totalisĂ©es n’atteignent plus le montant du capital social ;

- la moitié (50%) au moins du solde est affecté à une réserve statutaire.


L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale peut dĂ©cider :

- d’inscrire le solde des excĂ©dents restant Ă  un ou plusieurs postes de rĂ©serves facultatives ou statutaire,

- de le reporter Ă  nouveau,

- et/ou de le distribuer dans le respect des dispositions lĂ©gales relatives au statut de la coopĂ©ration et des droits nĂ©s de la propriĂ©tĂ© de certaines valeurs mobiliĂšres pouvant ĂȘtre Ă©mises par la coopĂ©rative.


Le montant total de l'intĂ©rĂȘt servi aux parts sociales ne peut excĂ©der les sommes disponibles aprĂšs les dotations

aux réserves légale et statutaire.


Les subventions, encouragements et autre moyens financiers versĂ©s Ă  la coopĂ©rative par les collectivitĂ©s publiques, leurs groupements et les associations ne sont pas pris en compte pour le calcul de l'intĂ©rĂȘt versĂ© aux parte sociales et, le cas Ă©chĂ©ant, des avantages ou intĂ©rĂȘts servis en application des articles 11 et 11 bis de la loi n°47-1775 du 10 septembre 1947.


L'article 15, les troisiĂšme et quatriĂšme alinĂ©as de l'article 16 et le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 18 de la loi n°47-1775 du 10 septembre 1947 ne sont pas applicables.


AprĂšs imputation sur les excĂ©dents d'exploitation des versements aux rĂ©serves lĂ©gales ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, des distributions Ă©ventuelles effectuĂ©es conformĂ©ment aux articles 11 bis (avantages pĂ©cuniaires des parts Ă  intĂ©rĂȘt prioritaire), 14 (intĂ©rĂȘt servi aux parts sociales) et 18 (remboursement de la valeur nominale des parts) de la loi n°47-1775 de 10 septembre 1947, les sommes disponibles sont mises en rĂ©serve ou attribuĂ©es sous forme de subvention suit Ă  d'autres coopĂ©ratives ou unions de coopĂ©ratives, soit Ă  des Ɠuvres d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ou professionnel.


Les excĂ©dents d’exploitation sont utilisĂ©s en prioritĂ© pour l’exercice d’activitĂ©s conformes Ă  l’objet social


Pour la dĂ©termination de la valeur de remboursement de la part, il est prĂ©vu que les pertes s’imputent d’abord sur les rĂ©serves, puis sur le capital.


Les pertes, s'il en existe, sont aprĂšs l’approbation des comptes par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale,reportĂ©es Ă  nouveau, pour ĂȘtre imputĂ©es sur les excĂ©dents d’exploitation des exercices ultĂ©rieurs jusqu’à extinction.


Sur dĂ©cision de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, en cas d'insuffisance des rĂ©sultats d'un exercice, les sommes nĂ©cessaires pour parfaire l'intĂ©rĂȘt statutaire affĂ©rent Ă  cet exercice pourront ĂȘtre prĂ©levĂ©es soit sur les rĂ©serves, soit sur les rĂ©sultats des exercices suivants, sans toutefois aller au-delĂ  du quatriĂšme.


ARTICLE 33 - CAPITAUX PROPRES INFÉRIEURS A LA MOITIE DU CAPITAL SOCIAL


Si, du fait des pertes constatĂ©es dans les documents comptables, les capitaux propres de la coopĂ©rative deviennent infĂ©rieurs Ă  la moitiĂ© du capital social minimal prĂ©vu par la loi, le PrĂ©sident de la coopĂ©rative doit, dans les quatre (4) mois qui suivent l'approbation des comptes ayant fait apparaitre ces pertes, consulter l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale Ă  l'effet de dĂ©cider s’il y a lieu Ă  dissolution anticipĂ©e de la coopĂ©rative.


Si la dissolution n'est pas prononcĂ©e, le capital doit ĂȘtre rĂ©duit, sous rĂ©serve des limites lĂ©gales et statutaires, d’un montant Ă©gal Ă  la perte constatĂ©e dans le dĂ©lai lĂ©gal, si dans ce dĂ©lai, les capitaux propres ne sont pas redevenus au moins Ă©gaux Ă  la moitiĂ© du capital social.


Dans tous les cas, la dĂ©cision de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale doit ĂȘtre publiĂ©e dans les conditions lĂ©gales et rĂ©glementaires.


ARTICLE 34 - COMPTES COURANTS


Chaque sociĂ©taire peut, dans le respect de la rĂ©glementation en vigueur, mettre Ă  la disposition de la coopĂ©rative toutes sommes dont celle-ci peut avoir besoin sous forme d'avances en «comptes courants ». Les conditions et modalitĂ©s de ces avances sont dĂ©terminĂ©es d'un commun accord entre le sociĂ©taire et le Conseil d’administration de la coopĂ©rative. Elles sont, le cas Ă©chĂ©ant soumises Ă  la procĂ©dure d'autorisation et de contrĂŽle prĂ©vue par la loi.

TITRE VIII : TRANSFORMATION - DISSOLUTION - LIQUIDATION


ARTICLE 35 - TRANSFORMATION


Toute modification des statuts entraßnant la perte de la qualité de coopérative ne peut intervenir qu'aprÚs autorisation de l'autorité administrative, prise aprÚs avis du Conseil supérieur de la coopération.


Elle ne peut ĂȘtre apportĂ©e que dans les cas suivants :

- Lorsque la qualité de coopérative est un obstacle immédiat à la survie de l'entreprise ;

- Lorsqu'une stagnation ou une dĂ©gradation sĂ©rieuse de l'activitĂ© de l’entreprise, liĂ©e Ă sa qualitĂ© de coopĂ©rative, entrave ou obĂšre totalement ses perspectives de dĂ©veloppement ;

- Ou en application de l’article 25-4 de la loi n°47-1775 du 10 septembre 1947.


Les réserves qui, à la date de l'autorisation, ne sont pas distribuables aux ssociétaires ou incorporables au capital en vertu de dispositions législatives, réglementaires ou statutaires

conservent ce caractÚre pendant une période de dix ans.


Ces dispositions s'appliquent aux opĂ©rations de fusion et de scission entraĂźnant la dissolution de la coopĂ©rative sauf lorsqu’elles interviennent entre des coopĂ©ratives rĂ©gies par la loi n°47- 1775 du10 septembre 1947.


Par exception, lorsque la coopérative fait l'objet d'une procédure de redressement judiciaire, l'autorisation de modifier les statuts, si elle est nécessaire à la survie de l'entreprise, est accordée par le tribunal saisi de cette procédure.


ARTICLE 36 - DISSOLUTION


La coopĂ©rative est dissoute Ă  la date d’expiration de sa durĂ©e, sous rĂ©serve du droit de prorogation.


La dissolution anticipĂ©e de la coopĂ©rative peut rĂ©sulter d’une dĂ©cision extraordinaire de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.


ARTICLE 37- LIQUIDATION


La coopĂ©rative est dissoute Ă  l'expiration du terme fixĂ© par les statuts, sauf prorogation, ou par dĂ©cision de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale dans les conditions fixĂ©es pour les dĂ©cisions extraordinaires.


La coopérative est en liquidation, dÚs l'instant de sa dissolution, pour quelque cause que ce soit. La dissolution met finaux fonctions du Président de la coopérative.

Le cas échéant, les commissaires aux comptes conservent leur mandat.


LessociĂ©taires conservent les mĂȘmes pouvoirs qu'au cours de la viesociale.


L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale qui prononce la dissolution rĂšgle le mode de liquidation et nomme un ou plusieurs liquidateurs dont ils dĂ©terminent les pouvoirs et qui exercent leurs fonctions conformĂ©ment Ă  la lĂ©gislation en vigueur.


La personnalitĂ© morale de la coopĂ©rative subsiste pour les besoins de sa liquidation jusqu'Ă  la clĂŽture de celle-ci, mais sa dĂ©nomination devra ĂȘtre suivie de la mention « SociĂ©tĂ© en liquidation » ainsi que du nom du liquidateur sur tous les actes et documents Ă©manant de la coopĂ©rative etdestinĂ©s aux tiers.


Les sociétaires sont consultés en fin de liquidation pour statuer sur le compte définitif de liquidation, sur le quitus de la gestion du liquidateur et la décharge de son mandat et pour constater la clÎture de la liquidation.

La dĂ©cision de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est prise Ă  la majoritĂ© requise pour les dĂ©cisions extraordinaires.


ConformĂ©ment Ă  la loi, l’actif net subsistant aprĂšs extinction du passif et remboursement du capital social sous rĂ©serve de l'application des dispositions des articles 16 et 18 de la mĂȘme loi est dĂ©volu soit Ă  d’autres coopĂ©ratives ou unions de coopĂ©ratives, soit Ă  une autre entreprise de l'Ă©conomie sociale et solidaire au sens de l'article 1er de la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative Ă  l'Ă©conomie sociale et solidaire.

TITRE IX : MISE EN ƒUVRE DES STATUTS


ARTICLE 38 - REGLEMENT INTERIEUR


Le Conseil d’administration peut Ă©tablir un RĂšglement intĂ©rieur qui permet de complĂ©ter et de prĂ©ciser les statuts.


Le RĂšglement intĂ©rieur est applicable au mĂȘme titre que les statuts dĂšs lors qu’il a Ă©tĂ© adoptĂ© par le Conseil d’administration. Il peut ĂȘtre modifiĂ© Ă  tout moment par le Conseil d’administration.



ARTICLE 39 - INTERPRETATION DES STATUTS


Les présents statuts ont été rédigés, en tenant compte des lois impératives, de maniÚre à poursuivre les objectifs essentiels suivants :

- accueillir tout citoyen en capacitĂ© d’adhĂ©rer au projet coopĂ©ratif,

- fournir une trÚs grande souplesse de fonctionnement (grùce au recours généralisé aux outils numériques et au vote en ligne),

- garantir les Ă©quilibres fondamentaux au sein des collĂšges de vote de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et dans la gouvernance qui ont prĂ©sidĂ© au projet coopĂ©ratif.


Toute difficultĂ© d’interprĂ©tation d’une clause des prĂ©sents statuts, notamment en cas de conflit avec les rĂšgles du droit des sociĂ©tĂ©s, doit ĂȘtre solutionnĂ©e en retenant le sens le plus libĂ©rale permettant d’assurer la souplesse de fonctionnement recherchĂ©e et de prĂ©server les Ă©quilibres souhaitĂ©s.


ARTICLE 40 - NULLITÉ D'UNE CLAUSE STATUTAIRE


La nullitĂ© d’une clause des prĂ©sents statuts n’affectera pas la validitĂ© des autres clauses. Les prĂ©sents statuts seront appliquĂ©s en l’absence du dispositif annulĂ©.


ARTICLE 41 - CONTESTATIONS


En cours de vie sociale comme pendant la liquidation, toutes contestations, soit entre les sociĂ©taires, les administrateurs et la coopĂ©rative, soit entre les sociĂ©taires eux-mĂȘmes, au sujet des affaires sociales relativement Ă  l’interprĂ©tation ou Ă  l’exĂ©cution des clauses statutaires, sont jugĂ©es conformĂ©ment aux textes en vigueur et soumises Ă  la juridiction compĂ©tente.


Statuts de la coopĂ©rative "La sociĂ©tĂ© des consommateurs" · C’est qui le Patron ?!