Derrière ces mécanismes, la réalité est brutale :
La majorité des producteurs se rémunère à un taux horaire inférieur à 70 % du SMIC. [Etude Les Greniers d’Abondance, sur la période 2017-2020]
La moitié des exploitations ont dégagé un revenu inférieur à 1 280€/mois, après cotisations sociales. [Etude Les Greniers d’Abondance, sur la période 2017-2020]
27 fermes qui disparaissent chaque jour
Dans un contexte où la détresse agricole est bien visible, cette chute du prix nous semble très injuste. Encore une fois, les producteurs seront la variable d’ajustement. Ce qui nous donne encore plus envie d’agir en tant que consommateurs, c’est de voir en rayon des produits qui aggravent directement cette situation et le manque d’information sur les emballages… comme l’ajout de fécule de pomme de terre dans l’emmental. 😳
Pourquoi l’origine du lait n’est pas toujours clairement indiquée ? Pourquoi continue–t-on d’importer du lait alors que nos producteurs souffrent ? Pourquoi le prix du lait dépend encore autant des surplus et des tensions du marché ?
Alors nous, les consommateurs, nous avons décidé d’agir.
Nous avons créé un emmental qui soutient réellement les producteurs.
👉 Un prix conseillé de 2,38 €, voté par 11 168 consommateurs
👉 Dont 1,06 € par sachet qui revient directement au producteur
👉 Une rémunération juste : 0,54 € minimum par litre de lait, validée avec les producteurs
👉 Un cahier des charges qualitatif :
Alimentation certifiée sans OGM
Fourrages locaux (à moins de 100 km de la ferme)
4 mois minimum de pâturage
Sans ajout de fécule de pomme de terre (pas d’anti-agglomérant, pas d’effet farineux)
👉 56 familles de producteurs et productrices soutenues en Bretagne
Chaque centime compte
1 centime de plus payé par litre de lait c’est 5000€ pour une exploitation qui produit en moyenne 500 000 litres par an. [CNIEL 2025]
Un prix qui varie en fonction des surplus et des crises n’est pas un prix juste, c’est un prix subi. Les producteurs français sont encore la variable d’ajustement, alors même que nos rayons contiennent des produits fabriqués à partir de lait venu d’ailleurs ou dont l’origine n’est même pas précisée. Avec une meilleure transparence sur l’origine des ingrédients (et ici du lait) nous, les consommateurs aurions la possibilité de diriger nos achats vers des produits dont la matière première utilisée est française.
