60 centimes par an, c’est ce qu’il faut ajouter côté consommateur à nos achats annuels de cerises pour permettre en France une rémunération juste et durable des producteurs. Après une première saison, les cerises solidaires “C’est qui le Patron ?!” ont déjà permis de soutenir 92 familles d’arboriculteurs, avec 301 824 barquettes vendues ! 💪
Une filière française fragilisée
Alors qu'environ 1/3 des cerises que nous achetons en France vient de l'étranger, la production de cerises a baissé de 21% et le nombre de producteurs a chuté de 36% en 10 ans.
Un vrai signal d’alerte pour la filière. Par ailleurs, faute de rémunération suffisante, des arboriculteurs arrachent leurs arbres fruitiers :

✅ Il manque 1,50€ par kg de cerises aux producteurs pour vivre de leur métier (*avec une consommation moyenne de 400g par français, cela équivaut à 0,60 €/an de plus seulement de notre poche pour changer les choses !)
"On a deux calibres de cœur de gamme qu’on n’arrive pas à valoriser. On est en-dessous du coût de production, il nous manque 1,50€. Une année normale je fais entre 25 et 30 tonnes de ce calibre-là. 1,50€ vous faites le calcul, c’est 40 000 euros. 40 000 euros [sur mon exploitation], ça peut permettre de mieux vivre, d’embaucher...”
Nicolas Laurent, producteur de cerises à Ancy (69)
Alors nous, consommateurs, nous avons décidé d’agir. Nous avons créé une barquette de cerises qui soutient réellement les producteurs.
Nous avons ajouté de la solidarité et de la transparence dans le rayon de ce produit en décidant ensemble d’un prix juste et fixe, de l’origine et du calibre de ces cerises :
👉 Un prix conseillé de 4,98€, voté par 10 727 consommateurs
👉 Dont 2€ par barquette qui reviennent directement au producteur
👉 et donc une rémunération juste : 4€ par kilo de cerises, validée avec les producteurs
Et ça marche.
En une saison, nos cerises solidaires ont permis :
💪 De soutenir 92 familles de producteurs situés sur les Côteaux et les Monts du Lyonnais
🌳 De replanter plutôt que d’arracher : 3 hectares déjà replantés en 2026, 7ha prévus en 2027 puis encore 5ha en 2028, soit un renouvellement de 12% du verger sur les trois prochaines années.
🪰 D’investir dans la recherche pour lutter contre les ravageurs, en particulier la drosophile Suzuki – voir encadré*)
Et en dehors de ce qui est quantifiable …
👉 De redonner foi en l’avenir et de remotiver des producteurs qui envisageaient d’arrêter 💪
👉 De montrer qu’un prix fixe, à condition qu’il soit juste et transparent peut fonctionner pour les filières fruits & légumes 🙌
"Sur mon exploitation, c’est 13000 euros de plus-value, qui vont nous permettre de voir l’avenir de façon plus sereine, de mieux se rémunérer, de pouvoir embaucher [...], d’aller plus loin dans nos pratiques. C’est vraiment un souffle nouveau pour la coopérative.”
Nicolas Laurent, arboriculteur à Ancy (69)
👉Malheureusement la cerise n’est pas un cas isolé et suite aux nombreuses demandes des producteurs de fruits & légumes, l’année dernière nous avons décidé de nous lancer également dans la filière pomme 🍏Mais également dans les condiments (oignons et échalotes) . En tout, ce sont 216 nouvelles familles qui sont soutenues : On espère vraiment que cela les aidera durablement, mais vu les premiers résultats c’est bien parti !
