Crise du lait : et nous, les consommateurs, on fait quoi ?
Au moment où Lactalis concentre la colère des producteurs de lait, le consommateur peut choisir des filières de distribution qui rémunèrent un peu mieux les éleveurs.
Bien décidés à obtenir un "juste prix" du lait, des agriculteurs campent à proximité de l'usine Lactalis de Laval. Ceux qui perdent actuellement de l'argent en travaillant appellent "le plus mauvais payeur" à "revenir à la tables des négociations" dans un contexte général de baisse des cours du lait.
Mais quel est le juste prix du lait quand, au rayon frais de votre supermarché, les prix varient du simple au double ? Quand le pouvoir d'achat stagne depuis des années, le consommateur choisit bien souvent avec son porte-monnaie. Pourtant, acheter du lait peut devenir un acte engagé. Sans se ruiner.
Aider les producteurs à vivre décemment de leur travail, c'est d'abord bien décrypter les étiquettes. Pour le bio, qui rémunère le mieux les paysans, c'est simple, c'est écrit en très gros. Pour le lait issu des coopératives, il faut souvent s'armer de ses lunettes. Voici quelques pistes pour se décider.
Lactalis tient notre avenir entre ses mains
Les bienfaits du bio
Le bio, c'est bon : pour la santé mais aussi pour les agriculteurs. Et c'est facile à trouver, c'est écrit en très gros sur les bouteilles. Le bio n'est plus seulement un produit de niche, comme le prouve l'offre élargie dans les rayons des supermarchés, avec des prix en baisse. A chaque crise du lait, de nouveaux producteurs se tournent vers le bio. Pour eux, c'est souvent ça ou bien mettre la clé sous la porte.
Les éleveurs qui sont passés à l'agriculture biologique s'en sortent mieux que les autres alors qu'en France, environ 80% de la production des produits laitiers reste standardisée.

