Trop souvent, nous sommes réduits à comparer des prix, sans avoir accès aux informations qui nous permettraient de comprendre ce que nous finançons réellement. Dans le rayon du lait notamment, on voit apparaître de plus en plus de promesses de « juste rémunération » des producteurs. Elles sont encourageantes mais il est très important, pour protéger les producteurs, qu’elles soient clairement expliquées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
En tant que consommateur nous devons pouvoir comprendre ce que nous payons… Non pas pour polémiquer mais simplement pour choisir en connaissance de cause. Dans le rayon du lait, nous avons enquêté sur toutes les briques qui revendiquent une “juste rémunération”. Cette tendance nous donne de l’espoir, à condition qu’elle soit clairement expliquée, visible et qu’elle aide concrètement les producteurs. 👩🌾
Le résultat :
84% des briques de lait analysées, allèguent « juste prix » pour les producteurs sans donner de chiffres ou de preuves vérifiables par les consommateurs.
Aujourd’hui, nous voulons savoir comment nos achats font réellement la différence pour les producteurs. Commençons par décrypter l’actualité et son impact sur les producteurs.
Chute du prix du lait : quel impact pour les producteurs ?
Le marché du lait traverse une période de forte tension. Pourquoi le prix du lait peut baisser si vite ? 🥺
Trop de lait cette année par rapport à la demande ?
Cette année, les conditions de production étaient favorables : bons fourrages, coûts des aliments pour les animaux… La quantité de lait produite a donc augmenté.
Résultat : plus de volumes sur un marché stable créent un déséquilibre immédiat. Le système fait peser l’ajustement sur ceux qui sont en bout de chaîne : les producteurs, alors qu’une part notable des éleveurs laitiers rapporte un temps de travail hebdomadaire compris entre 60 et plus de 70h. [Innoval, janvier 2024].
Les producteurs français sont encore la variable d’ajustement, alors même que nos rayons contiennent des produits fabriqués à partir de lait venu d’ailleurs ou dont l’origine n’est même pas précisée. Avec une meilleure transparence sur l’origine des ingrédients (et ici du lait) nous, les consommateurs aurions la possibilité de diriger nos achats vers des produits dont la matière première utilisée est française.
Micro-trottoir sur les allégations sur le lait.

