Changer l’alimentation d’une vache, sur le papier, ça paraît simple. Dans la réalité, c’est tout l’équilibre d’une ferme qui est en jeu. Production de lait, santé des animaux, revenus des éleveurs… tout est lié. Et le moindre ajustement peut avoir des conséquences immédiates.
La transition vers une alimentation française est complexe – et pour cause : modifier la ration d’une vache n’est jamais anodin. Elle engage directement l’équilibre économique des exploitations, la santé des animaux et la régularité de la production. Beaucoup s’y sont essayés sans toujours y parvenir, car derrière une ration se cache une chaîne complexe, faite d’interdépendances entre cultures, transformation et approvisionnements (Voir notre article « Que mange une vache ? »).
Les bénéfices d’une alimentation française
Concrètement, cela signifie que tous les aliments consommés par leurs vaches laitières – céréales, fourrages, protéines – sont produits en France. Exit donc le soja importé, les huiles végétales industrielles ou le tourteau de soja OGM. C’est une vraie révolution dans les pratiques et un bénéfice non négligeable pour la santé de tous (de la vache aux consommateurs 😄). Le cahier des charges prévoit toutefois des exceptions pour certains éléments qui ne peuvent pas être sourcés en France, notamment vitamines, minéraux, oligoéléments et certaines matières spécifiques.
